PRESENTATION DE LA PROCURE
Naissance - Qualité du
répertoire - Fonctionnement de la Procure et copyright
Situation vis-à-vis des éditeurs et librairies -
Statut
Historique
Le service a été créé en 2002 sous le nom de "Procure de Musique Sacrée" afin de se situer à la suite des maisons d'édition et librairies spécialisées dans la France du début du XXe siècle, et qui disparurent dans les années 60-70. Il a été inclus dans le site "De-Ecclesia.com", lequel a a été éclaté en deux sites, afin de donner naissance au site www.chant-liturgique-paroisse.fr , qui est dévolu à la culture du chant sacré de l'Eglise Catholique.
Aujourd'hui il existe deux société commerciales françaises qui utilisent le terme de "Procure", mais c'est un terme générique (comme le terme "boucherie" reste générique même si une chaîne de restaurants l'utilise comme raison commerciale).
La Procure n'est pas un commerce, au sens où ce service n'a pas pour but de constituer une source de revenus pour le webmaster. Sauf succès imprévu...
Qualité du répertoire de la Procure
Il exclue les oeuvres écrites dans un style plus que simpliste dans la seconde moitié du XXe siècle. Ceci étant dit, il exclue tout autant un certain répertoire du début du XXe siècle, versant tantôt dans la marche militaire (historiquement explicables, mais peu liturgique) tantôt dans la vocalise lyrique (style pointé du doigt par plusieurs papes). Ces trois styles, que l'Eglise Catholique n'a jamais reconnu comme véritable musique sacrée, vous ne les trouverez pas dans le répertoire de la Procure.
En revanche, aux côtés d'oeuvres de compositeurs anciens, vous trouverez aussi des pièces beaucoup plus récentes, issues d'une époque de courte durée et fort mal connue, englobant les années 50-60. A peine apparu, et avant même d'être connu, cet élan musical a été balayé par d'autres courants bien moins intéressants. Les compositeurs de cette période sont mis à l'honneur dans la section "Musique Sacrée" du site.
Les critères de tri qualitatif sont les suivants :
- qualité théologique :
les paroles anthropocentriques, n'exprimant pas la foi ou de
manière ambiguë, ou contenant des erreurs
théologiques (on en trouve même dans le bréviaire
français !) causent le rejet immédiat de la partition
.
- qualité littéraire : les paroles au vocabulaire
volontairement simplifié à l'extrême, les
raccourcis grammaticaux (tels que "Faire Eglise"), l'expression d'une
culture sciemment populiste, tout ces éléments causent
le rejet de la partition.
Pour ce qui concerne la musique, trois critères sont appliqués :
- respect de l'art de
l'harmonie : la conversion directe de tablatures de guitare en
accords pour choeur et orgue est un exemple de cause de rejet
- respect des règles du contrepoint et qualité du
phrasé musical : beaucoup de productions récentes sont
clairement désagréables à chanter pour les alti,
ténors et basses faute de respect de ces règles.
- observance des règles de la prosodie (le mouvement du texte devant ne
pas heurter le mouvement de la musique)
Un grand nombre d'oeuvres, faute de respect des principes du contrepoint et de la prosodie, offrent des phrasés musicaux désordonnés..
Pour terminer, il faut noter que "qualité" ne veut pas dire "difficulté". Même chez Palestrina on trouve des pièces très belles mais qui sont accessibles à toute chorale de paroisse travaillant un peu. D'autres compositeurs, comme Bach, en ont fait la démonstration : la QUALITE est fréquemment ACCESSIBLE à tous.
Le fonctionnement de la Procure et le copyright
La Procure de Musique Sacrée
poursuit deux buts :
- 1) faire connaîtres des œuvres répondant à des
critères de qualité, et leurs compositeurs, à
plus forte raison si ceux-ci ont disparu du répertoire
catholique courant, ou n'en sont pas loin. Certains compositeurs, vivant aujourd'hui et qui savent se promouvoir efficacement
par eux-même, ne sont pas mentionnés dans la mesure
où leur notoriété est déja
établie.
- 2) fournir des partitions aux choeurs paroissiaux. Si une oeuvre à faire connaître est toujours éditée, la Procure indique dans son répertoire qu'elle ne fournit pas la partition, et mentionne l'éditeur qui peut la fournir.
Dans certains cas, des tirages imprimés originaux peuvent être mis en vente.
Situation vis-à-vis des éditeurs et des librairies musicales
La Procure ne fournit pas de partitions commercialisées. Quelques exceptions sont possibles, mais dans ce cas la Procure passe un accord avec l'éditeur et les ayant droit en général.
Lors du lancement de la Procure, en 1999 et en 2000, des contacts ont été établis avec des éditeurs et des organismes liés au monde de l'édition, tels que le CNPL, le SECLI, la SEAM, ainsi que les Editions de la Schola Cantorum (Suisse). Ceci afin d'écarter tout malentendu.
Comme indiqué précédement, la Procure peut faire connaître des partitions à commander dans des librairies musicales ou tout au moins donner des références chez les éditeurs concernés.
Alain Cassagnau
La Croix du Christ est au
sommet du logo : elle règne sur la musique sacrée.
Elle est représentée selon la graphie du Missel Romain
; référence à la liturgie.
©
Le "V" barré des
versets, fait référence à la liturgie des
heures
et aux psaumes qui sont le trésor de la musique
sacrée
et le rocher sur lequel elle s'appuie.