03-6 Les cierges

IGMR. 117. [d] Les cierges et la croix pourront être portés dans la procession d’entrée.

Note du webmaster : voir précédemment la même note que pour IGMR 117 à propos de la Croix. RLDE 1 D 2 est là encore un accommodement français, qui est assez malhabile car il semble ignorer que c’est la parure de l’autel que l’on porte, et qu’en conséquence on doit la porter en totalité ou pas du tout (la porter partiellement n’aurait aucun sens). IGMR 117, de toute façon, rectifie : on porte la parure entière (il est bien dit « les cierges ET la croix »).

IGMR. 307. Les chandeliers qui sont requis, pour chacune des actions liturgiques, afin d’exprimer notre vénération et le caractère festif de la célébration, seront placés, selon les cas, ou bien sur l’autel, ou bien autour de lui, pour réaliser un ensemble harmonieux, et sans que les fidèles soient gênés pour bien voir ce qui se fait à l’autel ou ce que l’on y dépose.

RLDE. I D 2. Le nombre de cierge requis pour les célébration de la messe est fixé par le Cérémonial des Evêques (1).

(1) Deux suffisent pour la messe lue d’un prêtre en toute circonstance, et même pour la messe solennelle des féries per annum et de fêtes simples (…). Quatre sont requis pour les messe solennelle des dimanches (…) ; et il en faut six pour la messe solennelles des fêtes majeures.

Note du webmaster : la typographie et la disposition du texte de cette page peut prêter à confusion : la note ci-dessus est bien incluse dans RLDE I D 2. Elle est tirée du Cérémonial des Evêques en vigueur en 1965. Le fait que la Commission Episcopale Française de Liturgie l’en ait tiré indique que l’usage précédent est maintenu. En conséquence les autres arrangements (« bouquet » de trois cierges sur un côté de l’autel, par exemple) ne sont justifiés par aucun document de l’Eglise. De plus, en aucun cas la conférence des évêques n’a pu contredire l’ancienne PGMR en son article 79 (maintenant IGMR 117, ci-dessous), pour la bonne raison qu’elle n’en avait pas le pouvoir.

IGMR. 117. [b] Sur l’autel ou alentour on mettra au moins deux chandeliers avec des cierges allumés – ou même quatre, ou six, ou encore sept si c’est l’Evêque du diocèse qui célèbre.

Note du webmaster : le Cérémonial des Evêques actuel dit, en son article 125 « Sont préparés (…) sept (ou au moins deux) candélabres avec les cierges allumés ». Ce nombre obligatoirement pair exclue formellement l’usage répandu de mettre sur l’autel un « bouquet » de trois cierges, qui plus est placés sur un coin de l’autel alors que les cierges doivent encadrer la croix.
D’autre part il est bien précisé que les cierges doivent être placés dans des chandeliers (« candélabres » serait plus approprié) ce qui exclue également l’usage de placer les cierges directement sur la nappe (cierges très courts et de gros diamètre).