05-1 Généralités

IGMR 335. Dans l’Église, qui est le Corps du Christ, tous les membres n’exercent pas la même fonction. Cette diversité des ministères dans la célébration de l’Eucharistie se manifeste extérieurement par la diversité des vêtements liturgiques. Par conséquent, ceux-ci doivent être le signe de la fonction propre à chaque ministre. Il faut, cependant, que ces vêtements contribuent aussi à la beauté de l’action liturgique. Les vêtements liturgiques des prêtres, ainsi que ceux des diacres et des ministres laïcs sont à bon droit bénis.

RS. 126. Il faut réprouver expressément l’abus suivant, qui est contraire aux prescriptions des livres liturgiques : même avec la participation d’un seul assistant, il n’est pas permis aux ministres sacrés de célébrer la sainte Messe sans revêtir les vêtements liturgiques, ou de porter seulement l’étole sur la coule monastique ou sur l’habit commun religieux, ou encore sur un vêtement civil. Les Ordinaires sont tenus de corriger dans les plus brefs délais des abus de ce genre, et ils doivent veiller à pourvoir toutes les églises et tous les oratoires dépendant de leur juridiction, d’un nombre suffisant de vêtements liturgiques, confectionnés selon les normes.

IGMR 342. En ce qui concerne la forme des vêtements liturgiques, les Conférences des évêques peuvent définir et proposer au Siège apostolique les adaptations correspondant aux besoins et aux moeurs de chaque région.

CE. 50. [c] Le ministre qui ne sera pas revêtu du vêtement sacré ou d’une soutane et d’un surplis ou d’un autre vêtement légitimement approuvé, n’entrera pas dans le choeur durant les célébrations sacrées.

RS. 127. Dans les livres liturgiques, une faculté spéciale est accordée pour utiliser, aux jours les plus solennels, des vêtements liturgiques plus festifs ou particulièrement beaux, même s’ils ne sont pas de la couleur du jour. [IGMR 346] Toutefois, cette faculté, qui concerne d’une manière spécifique les vêtements liturgiques très anciens, dans le but de conserver le patrimoine de l’Église, est étendue abusivement à des innovations; de ce fait, en laissant de côté les usages traditionnels, on adopte des formes et des couleurs, en se basant sur des critères subjectifs, et on affaiblit ainsi le sens d’une telle norme, au détriment de la tradition. Les jours de fête, les ornements sacrés de couleur or ou argent peuvent se substituer, selon l’opportunité, aux différentes autres couleurs liturgiques, à l’exception du violet et du noir.

Note du webmaster : il existe, dans le rite lyonnais, des ornements de couleur grise, qui sont parfaitement légitimes. Il existe également, à titre tout à fait anecdotique, à Ars-sur-Formans, une chasuble de couleur bleue, curieusement commandée par le Curé d’Ars pour les fêtes de la Vierge Marie, et qui, malgré l’inexistence de cette couleur liturgique, peut être utilisée en raison de ce qui précède. Mais ceci ne vaut pas pour les ornements modernes de couleur bleue, que certain(s) fabricant(s) s’obstine(nt) à proposer alors qu’ils sont clairement interdits (on peut donc mettre en cause la démarche de ce(s) fabricant(s) à l’égard de l’Eglise Catholique).