05-4 Vêtements liturgiques et insignes de l’évêque

CE. 56. Les vêtements de l’Evêque dans la célébration liturgique sont les mêmes que les prêtres ; lors de la célébration solennelle, il convient, selon l’antique et traditionnelle coutume, qu’il revête la dalmatique qui peut toujours être blanche sous la chasuble, surtout à l’occasion des ordinations, à la bénédiction d’abbés et abbesses et à la dédicace d’église et autels.

CE. 57. Les insignes pontificaux que porte l’Evêque sont : l’anneau, la crosse, la mitre, la croix pectorale et le pallium s’il peut selon le droit.

Note du webmaster : « selon le droit » : le droit prévoit en effet des circonstances où il ne revêt pas le pallium, notamment s’il n’est pas dans son diocèse.
Pallium : pièce de laine noire et blanche portée autour du cou, sur le vêtement liturgique, par les archevêques. Par sa laine il symbolise la brebis portée sur les épaules par le Christ – Bon Pasteur, auquel le prélat doit se conformer.

CE. 58. L’anneau, signe de la Foi et de l’union nuptiale avec l’Eglise son épouse, est toujours porté par l’Evêque.

CE. 59. La crosse, signe des fonctions pastorales, est utilisée par l’Evêque dans son territoire ; elle peut être utilisée par n’importe quel Evêque qui célèbre solennellement avec l’accord de l’Evêque du lieu. En outre, lorsque plusieurs Evêques sont présents dans un même célébration, seul l’Evêque qui préside utilise la crosse.
L’Evêque emploie la crosse, la partie incurvée tournée vers le peuple ou en avant de lui, selon la coutume dans la procession, à l’écoute de la lecture de l’Evangile et lorsqu’il prononce l’homélie, à la réception de voeux, d’une promesse ou d’une profession de fois ; enfin à la bénédiction de personnes, sauf lorsqu’il doit imposer les mains.

CE. 60 La mitre, qui ne sera qu’une dans chaque action liturgique, simple ou ornée en rapport avec le degré de célébration, sera utilisée par l’Evêque selon l’habitude : quand il s’assoit, lorsqu’il prononce l’homélie, aux salutations, allocutions, et monitions, sauf s’il doit la déposer immédiatement après, lorsqu’il bénit solennellement le peuple, lorsqu’il accomplit des gestes sacramentels, lorsqu’il processionne.
L’Evêque n’utilise pas la mitre aux prières d’introduction, aux oraisons, à la prière universelle, pendant la prière eucharistique, à la lecture de l’Evangile, lorsqu’il chante debout une hymne, aux processions dans lesquelles le Saint Sacrement ou les reliques de la Sainte Croix du Seigneur défilent, en présence du Saint Sacrement exposé. Il est permi que l’Evêque n’utilise pas la mitre et la crosse lorsqu’il passe d’un lieu à un autre si le passage est trop exigu.

CE. 61. La croix pectorale est enfilée sous la chasuble ou sous la dalmatique, ou encore sous le pluvial [la chape], mais sur le camail.

CE. 62. Le pallium, que l’Archevêque résident a reçu du Pontife Romain, est enfilé sur la chasuble dans son territoire de juridiction, quand il célèbre la messe stationale ou au moins dans un grande solennité, ainsi que lors d’ordinations, de bénédiction d’Abbés ou d’Abbesses, consécration de vierges, dédicace d’une églises et d’autels.
La croix archiépiscopale sera employée quand l’Archevêque, après avoir reçu le pallium, accède à l’église pour célébrer quelque action liturgique.

Note du webmaster : « messe stationale » : messe dite par l’évêque dans sa cathédrale. « Territoire de juridiction » : région sur laquelle un évêque fait autorité, et qui peut ne pas être un seul diocèse, mais plusieurs.

CE. 63. Le vêtement de choeur de l’Evêque, aussi bien dans son diocèse qu’en dehors, est une soutane de couleur violette ; la ceinture en soie violette (…) ; le rochet de lin ou en textile semblable ; la mozette de couleur violette (…) ; la croix pectorale (…) ; la calotte de même couleur violette ; ainsi sa barette colorée avec le pompon. (…)

CE. 64. La cappa magna violette, sans hermine, peut être employée dans le diocèse aux fêtes et solennités.
(…)

Note du webmaster : « cappa magna » : grande cape avec traîne.