05-6 L’aube et l’amict, le surplis et la soutane

CE. 65. Le vêtement sacré pour tous les ministres quel que soit leur grade commun est l’aube, serrée autour des reins par le cordon, sauf si elle est faite selon le mode de la soutane, afin qu’elle épouse le corps sans cordon. Avant de revêtir l’aube, si elle n’entoure pas parfaitement le col de l’habit commun, on revêtira l’amict. L’aube ne peut pas être remplacée par le surplis lorsque la chasuble ou la dalmatique sont revêtues ou quand on emploie l’étole au lieu de la chasuble ou de la dalmatique.
 Le surplis est toujours revêtu sur la soutane. (…)

Note du webmaster : Amict : pièce de tissus blanc masquant le col du vêtement ordinaire qui est porté sous l’aube.
 Surplis  : vêtement blanc et très court, porté par-dessus la soutane.

CE. 66. [c] Les prêtres présents sans concélebrer à une sainte célébration, assistent en habit de choeur, s’ils sont prélat ou chanoine ; sinon ils revêtent le surplis sur la soutane.

Note du webmaster : cet article désigne les prêtres qui assistent à une messe sans même la concélébrer. Le prêtre qui assiste donc à la messe à la manière d’un fidèle, a sa place dans le choeur de l’église, un peu en retrait par rapport au prêtre célébrant (par exemple dans les stalles s’il y en a), et doit porter la soutane avec le surplis, CE 66 ne laisse aucune ambiguïté sur ce point. Si le prêtre est un chanoine, alors il porte la tenue appropriée : soutane, rochet (surplis en dentelles), camail (petite cape enveloppant les épaules) et barrette sur la tête.
On peut supposer que le refus de porter la soutane, de la part de beaucoup de prêtres, explique que ceux-ci préfèrent abuser de la concélebration afin de ne pas avoir à porter ce vêtement.
L’aube étant le vêtement du prêtre célébrant la messe, il n’est pas prévu qu’il la porte pour les baptêmes, les mariages et enterrements sans messes, pour confesser. Dans ces cas, il doit être en soutane et surplis. C’est le cas aussi pour les prêtres participant à une procession, excepté celui qui porte le Saint-Sacrement, qui est alors en aube et en chape. Pour la tenue de l’évêque, voir plus loin CE 63.

IGMR 339. Les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs peuvent porter l’aube ou tel autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques.

Note du webmaster : « Peuvent porter l’aube » : il ne faut pas perdre de vue qu’un ministre ne peut assister le prêtre sans vêtement liturgique. Si donc il « peut » porter l’aube, cela ne suppose pas que l’autre choix consiste à rester en vêtements ordinaires, mais que bien au contraire la seconde possibilité est la soutane et le surplis.