06-3 Attitudes de l’assemblée durant la messe

IGMR. 42. (…) Les attitudes communes que tous les participants doivent observer sont un signe de la communauté et de l’unité de l’assemblée, en effet elles expriment et développent l’esprit et la sensibilité des participants.

IGMR 95. Dans la célébration de la messe, les fidèles constituent le peuple saint, le peuple du rachat et le sacerdoce royal, pour rendre grâce à Dieu et pour offrir la victime sans tache; non seulement pour l’offrir par les mains du prêtre, mais pour l’offrir ensemble avec lui et apprendre à s’offrir eux-mêmes. Ils s’efforceront de le manifester par un profond sens religieux et par leur charité envers les frères qui participent à la même célébration.
Ils éviteront donc toute apparence de particularisme ou de division; ils se rappelleront toujours qu’ils ont un unique Père dans le ciel et que, pour cette raison, ils sont tous frères les uns des autres.

Note du webmaster : il paraît évident que la manifestation d’unité par les gestes et attitudes n’est possible que si tous se réfèrent uniquement aux recommandations formulées par l’Eglise elle-même, quitte à remettre en cause certaines habitudes acquises ou directives dues à des « initiatives locales ».

IGMR 43. Les fidèles se tiendront debout depuis le début du chant d’entrée, ou quand le prêtre se rend à l’autel, jusqu’à la prière d’ouverture (collecte) inclusivement ; au chant de l’Alleluia avant l’Évangile ; pendant la proclamation de l’Évangile ; pendant la profession de foi et la prière universelle ; et depuis l’invitatoire Prions ensemble avant la prière sur les offrandes jusqu’à la fin de la messe, excepté ce que l’on va dire.
Ils seront assis pendant les lectures qui précèdent l’Évangile et le psaume responsorial ; à l’homélie et pendant la préparation des dons pour l’offertoire ; et, si on le juge bon, pendant qu’on observe un silence sacré après la communion.
Ils s’agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l’exiguïté des lieux ou le grand nombre des assistants ou d’autres juste raisons ne s’y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclinaison profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
Toutefois , il appartient à la Conférence des évêques d’adapter les gestes et les attitudes décrits dans l’ Ordinaire de la messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit. On veillera cependant à ce qu’ils correspondent au sens et au caractère des différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la prière eucharistique, il est louable de conserver cette coutume.
Pour obtenir l’uniformité dans les gestes et les attitudes, les fidèles obéiront aux monitions que le diacre, ou un autre ministre laïc, ou le prêtre leur adresseront au cours de la célébration selon ce qui est établi dans les livres liturgiques.

Note du webmaster : l’inclination profonde, en tant que signe de respect minimal, se fait aussi lorsqu’on consomme le Corps du Christ si on l’a reçu dans la main et sans s’être mis à genoux ni avoir fait de génuflexion (cf. CME. 11). Mais pour ne pas pratiquer cette dernière, il faut pour celà avoir une bonne raison puisque comme le dit l’article, l’inclination face à l’autel ne se fait que « s’il n’y a pas le tabernacle », donc s’il n’y a pas la présence réelle du corps du Christ. Or justement, au moment de la communion, on se trouve en présence du Saint-Sacrement, en conséquence de quoi le communiant doit faire la génuflexion s’il n’en est pas empêché physiquement.

IGMR 137. Le symbole [le Credo] est chanté et récité par le prêtre et le peuple ensemble (cf. n° 68, tous se tenant debout. Aux paroles « Et incarnatus est », etc, tous s’inclinent profondément, mais aux solennités de l’Annonciation et de la Nativité du Seigneur, tous fléchissent les genoux.

Note du webmaster : non seulement, dans la grande majorité des paroisses, personne ne s’incline, mais de plus, à l’Annonciation et à Noël personne ne se met à genoux non plus. Cela vient du fait que, sous prétexte du Concile Vatican II, il a été soigneusement répandu la rumeur selon laquelle inclinations et génuflexion « ne se font plus ». A l’inverse, dans les milieux traditionalistes, on fait systématiquement la génuflexion, alors que cela n’a jamais été demandé. La rubrique IGMR 137 ne fait que reprendre un usage séculaire et inchangé.