07-07 Généralités sur les messes concélébrées

Cette section regroupe tous les articles concernant la concélébration, même s’ils sont déjà portés dans d’autres chapitres de cette compilation.

IGMR. 199. La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à l’ordination d’un évêque ou à celle de prêtres , à la messe pour la bénédiction d’un abbé, et à la messe chrismale.

Elle est recommandée, à moins que l’utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de faire autrement :

  • a) le Jeudi saint, à la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur;
  • b) à la messe dans les conciles, les assemblées d’évêques et les synodes;
  • c) à la messe conventuelle et à la messe principale, dans les églises et oratoires;
  • d) à la messe dans les réunions de tout genre de prêtres aussi bien séculiers que religieux.

Note du webmaster : ce qui démontre que les concélébrations fréquentes en paroisse sont un abus, d’autant plus que simultanément d’autres églises du secteur paroissial restent fermées le dimanche, et souvent au grand regret des fidèles. Bien souvent, dans un même secteur paroissial, on pourrait dire deux fois plus de messes si les prêtres cessaient de concélebrer alors que l’Eglise ne le leur permet pas.

Chaque prêtre, cependant, aura la liberté de célébrer l’Eucharistie individuellement, pouvu qu’il n’y ait pas une concélébration au même moment dans la même église ou le même oratoire. Toutefois, il n’est pas permis de célébrer la messe individuellement le Jeudi saint et à la Veillée pascale.

IGMR. 200. On accueillera volontiers à la concélébration eucharistique les prêtres de passage, pouvu que l’on connaisse leur identité sacerdotale.

Note du webmaster : le meilleur moyen de vérifier cette identité étant de demander à voir un document très spécifique que l’on désigne par le mot latin “celebret”, et qui est délivré par le diocèse d’origine du prêtre.

IGMR. 201. Là où il y a un grand nombre de prêtres, la concélébration peut avoir lieu plusieurs fois le même jour, si la nécessité ou l’utilité pastorale le demande ; cela doit cependant se faire à des moments successifs, ou bien en différents lieux sacrés.

IGMR. 202. Il appartient à l’évêque, conformément au droit, de régler la discipline de la concélébration danstoutes les églises et tous les oratoires de son diocèse.

IGMR. 203. On doit avoir en particulière estime la concélébration où les prêtres d’un diocèse concélèbrent avec leur propre évêque, à la messe stationale, surtout aux grandes solennités de l’année liturgique, à la messe d’ordination du nouvel évêque du diocèse, de son coadjuteur, ou de son auxiliaire, à la messe chrismale, à la messe du Jeudi saint au soir en mémoire de la Cène du Seigneur, aux célébrations du saint fondateur de l’Eglise locale ou du patron du diocèse, aux anniversaires de l’évêque, enfin à l’occasion du synode ou de la visite pastorale.

Pour la même raison, la concélébration est recommandée chaque fois que les prêtres se réunissent avec leur propre évêque, à l’occasion des exercices spirituels ou d’une réunion quelconque. Dans ces cas, le signe de l’unité du sacerdoce et de l’Église, qui caractérise toute concélébration, se manifeste de façon plus évidente.

IGMR. 204. Pour un motif particulier, à cause de la signification du rite ou de l’importance de la fête, il est permis de célébrer ou de concélébrer plusieurs fois le même jour, dans les cas suivants:

  • a) Celui qui, le Jeudi saint, a célébré ou concélébré la messe chrismale, peut encore célébrer ou concélébrer la messe du soir.
  • b) Celui qui a célébré ou concélébré une première messe dans la nuit de Pâques, peut célébrer ou concélébrer le jour de Pâques.
  • c) A Noël, tous les prêtres peuvent célébrer ou concélébrer trois messes, du moment que ces messes sont célébrées à l’heure voulue.
  • d) Le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, pourvu que les célébrations aient lieu à des moments différents et qu’on observe ce qui est prescrit pour l’application de la seconde et de la troisième messe.

Si un prêtre concélèbre avec l’évêque ou son délégué, au synode, lors d’une visite pastorale ou bien d’une quelconque réunion de prêtres , il peut célébrer de nouveau la messe pour l’utilité des fidèles. Cela vaut, toutes proportions gardées, pour les réunions de religieux.