08-1 Qualité du pain eucharistique

IGMR. 319. Le pain destiné à la célébration eucharistique doit être du pain de froment, de confection récente, et selon la tradition ancienne de l’Eglise latine, du pain azyme.

Note du webmaster : le pain “azyme” est le pain sans levain. Il n’est pas dit que ce pain puisse être autrement. Le pain “doit” être azyme. Contrairement à ce que l’on entend dire fréquemment, jamais les chrétiens des premiers siècles n’ont utilisé de pain fabriqué pour la consommation courante : si la matière était commune, les pains étaient cependant préparés spécialement pour la messe, leur forme était toujours ronde ou en couronne et ils étaient marqués d’une croix. C’est donc une erreur que de se croire autorisé à utiliser du pain vendu dans le commerce pour célébrer le sacrifice eucharistique. L’usage du pain azyme s’est installé à partir du Xe siècle. L’usage actuel du pain levé n’est admis que dans les rites catholiques non-latins (liturgie byzantine, par exemple).
On est en droit de s’interroge sur les hosties très répandues qui sont de couleur jaune et dont la texture est formée de petites bulles, qui sont signe de pain levé ! De plus la rupture de la grande hostie provoque, en raison même de cette texture, un émiettement en petites parcelles que, traditionnellement, on s’est toujours évertué à éviter à tout prix afin que le Corps du Christ ne soit irrespectueusement dispersé. Pourquoi cette précaution a-t-elle été volontairement évacuée au cours des années 70 ? La réponse serait certainement très intéressante.
Cette volonté de changement fut si intransigeante (et pourquoi donc ?) que dans les années 80 un évêque menaça un Carmel de ne plus rien commander si les carmélites ne changeaient pas toutes leurs installations. Obligées de choisir entre la privation complète de leur moyen de subsistance et un changement d’équipement extrêmement onéreux, les religieuses choisirent donc la moindre des deux plaies. Tout ça dans le seul but de rompre avec une tradition eucharistique millénaire…