09-13 L’Homélie

ID. 3. L’homélie a pour but d’expliquer aux fidèles la parole de Dieu proclamée dans les lectures et d’en actualiser le message. L’homélie revient donc au prêtre ou au diacre.

RS. 64. L’homélie, qui est prononcée au cours de la célébration de la sainte Messe et fait partie de la liturgie elle-même,«est faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l’aura demandé, ou parfois, si cela est opportun, aussi par le diacre, mais jamais par un laïc. Dans des cas particuliers et pour une juste cause, l’homélie peut être faite aussi par un Évêque ou un prêtre participant à la concélébration, même s’il ne peut pas concélébrer».

RS. 65. Il est rappelé qu’il faut tenir pour abrogée par le can. 767 § 1 toute norme antérieure qui aurait autorisé des fidèles non-ordonnés à prononcer l’homélie durant la célébration de l’Eucharistie. En effet, une telle permission doit être expressément réprouvée, et aucune coutume ne peut justifier qu’elle soit accordée.

RS. 66. L’interdiction adressée aux laïcs de prêcher durant la célébration de la Messe concerne aussi les séminaristes, les étudiants en théologie, tous ceux qui exercent la fonction d’ «assistants pastoraux», et n’importe quel type de groupe, mouvement, communauté ou association de laïcs.

RS. 74. S’il apparaît nécessaire qu’un laïc transmette des informations ou présente un témoignage de vie chrétienne aux fidèles réunis dans l’église, il est généralement préférable que cela ait lieu en dehors de la Messe. (…).

C.E. 142. Ensuite, tous étant assis, l’Evêque mitré et crossé fait l’homélie à la cathèdre. (…)
IGMR 136. Le prêtre, debout à son siège ou à l’ambon ou, s’il le juge bon, à un autre endroit approprié, fait l’homélie à la fin de laquelle on peut observer un moment de silence.

CIC. 766. Les laïcs peuvent être admis à prêcher dans une église ou un oratoire si le besoin le requiert en certaines circonstances ou si l’utilité le suggère dans des cas particuliers, selon les dispositions de la Conférence des Evêques et restant sauf le Can. 767, § 1.

CIC. 767. § 1. Parmi les formes de prédication, l’homélie, qui fait partie de la liturgie elle-même et est réservée au prêtre ou au diacre, tient une place éminente ; au cours de l’année liturgique, les mystères de la foi et les règles de la vie chrétienne y seront exposés à partir du texte sacré.

Note du webmaster : comme le précise l’Instruction sur la Collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres du 15 août 1997, les « dispositions de la conférence des Evêques » sont soumises au Siège apostolique. En conséquence, ces dispositions ne peuvent pas être considérées comme des aménagements dépendant uniquement des autorités épiscopales d’un pays ; elles sont bel et bien soumises à l’autorité du Siège Apostolique, c’est-à-dire l’autorité du pape.
Or sur ce point, le Siège Apostolique est formel, comme l’indique l’article 3 de la même instruction :

De l’Instruction sur la Collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres , du 15 août 1997 :
Art. 3 § 1. (…) l’homélie doit donc être réservée au ministre sacré, prêtre ou diacre. Les fidèles non ordonnés en sont exclus, même s’ils remplissent le rôle d’ « assistants pastoraux » ou de catéchistes, auprès de n’importe quel type de communauté ou de groupe. (…)

Extrait d’une réponse de la Commission pontificale pour l’interprétation du Code de Droit canonique, en date du 20 juin 1987 : « L’Evêque diocésain lui-même n’est pas autorisé à dispenser de la norme de ce canon ».

Note du webmaster : à travers tout celà, on comprend qu’il est difficilement possible de prêcher pour une personne non ordonnée (religieux non prêtre, religieuse). Si la Conférence épiscopale peut accorder cette possibilité, elle ne le fera que dans des contextes très particuliers, comme par un exemple un pays où l’on ne dispose que d’un prêtre pour un secteur paroissial de 300 km. de long, comme on en voit en Afrique ou en Asie. Ce genre d’aménagement est inconcevable en Europe.
 Seule exception : les séminaristes se préparant au diaconat, mais qui prêchent dans le STRICT cadre du séminaire, et non pas en dehors. Plusieurs car rendent également nécessaire la précision suivante : les pasteurs protestants ne sont pas autorisés à prêcher ; la raison fondamentale de cette impossibilité est d’abord le fait qu’ils ne sont pas ordonnés.

CIC. 767. § 2. A toutes les messes qui se célebrent avec concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, l’homélie doit être faite et ne peut être omise que pour une cause grave.


CIC. 767. § 3. Il est hautement recommandé, s’il y a un concours de peuple suffisant, de faire l’homélie même aux messes célébrées en semaine surtout aux temps de l’Avent et du Carême, ou à l’occasion d’une fête ou d’un événement douloureux.
CIC. 767. § 4. Il appartient au curé ou au recteur de l’église de veiller à ce que ces dispositions soient religieusement observées.

De l’Instruction sur la Collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres , du 15 août 1997 :

  • Art. 3 § 3. La possibilité du « dialogue » dans l’homélie peut parfois être utilisée avec prudence par le ministre célébrant, comme un moyen d’exposition qui ne comporte aucune délégation du devoir de la prédication.
  • Art. 3 § 5. L’homélie ne peut être confiée, en aucun cas, a des prêtres ou des diacres qui auraient perdu l’état clérical, ou qui auraient abandonné de toute façon l’exercice du ministère sacré.