10-08 La transmission de la paix du Christ

IGMR 82. Vient ensuite le rite de la paix : l’Eglise implore la paix et l’unité pour elle-même et toute la famille des hommes et les fidèles expriment leur communion dans l’Eglise ainsi que leur amour mutuel avant de communier au sacrement.
En ce qui concerne le signe de la paix à transmettre, son mode sera décidé par les Conférences des évêques, selon la mentalité, les us et coutumes des différents peuples. Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et seulement à ceux qui l’entourent.

IGMR. 154. (…) Le prêtre peut donner la paix aux ministres, en restant cependant dans le sanctuaire, pour ne pas troubler la célébration. Il fera de même s’il veut, pour une juste cause, donner la paix à quelques fidèles. Tous se manifestent la paix, la communion et la charité mutuelle selon la manière établie par la Conférence des évêques. En donnant la paix, on peut dire : Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous, à quoi on répond : Amen.

Note du webmaster : il n’existe aucun texte prévoyant un chant accompagnant l’échange de la paix. Là où on a pris cette habitude, on ne fait que prolonger inutilement un geste qui devrait s’accomplir brièvement, et cela établit une sérieuse confusion avec l’Agnus Dei au motif que celui-ci demande “la paix”. Nombre de fidèles, occupés à échanger la paix, ignorent alors la fraction de l’hostie, et sont parfois en train de circuler (voir ci-dessous à ce sujet) alors que l’Agnus Dei est commencé. On oublie que la paix demandée au Seigneur est d’une autre portée qu’une simple empathie mutuelle. L’a transmission de la paix ne doit donc en aucun cas paraître plus développée que l’Agnus Dei, et ne doit pas empiéter dessus.

IGMR. 181. Après que le prêtre a dit l’oraison pour la paix et : “Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous”, et que le peuple a répondu : “Et avec votre esprit”, c’est le diacre qui, si cela convient, invite à la paix en disant, les mains jointes et tourné vers le peuple : “Frères, donnez-vous la paix”. Lui-même reçoit du prêtre la paix, et il peut la présenter aux ministres les plus proches de lui.

IGMR. 239. Après la monition du diacre ou, en son absence, d’un concélébrant : “Frères, donnez-vous la paix du Christ”, tous se donnent la paix mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal reçoivent de lui la paix avant le diacre.

Note du webmaster : contrairement à ce qui se dit souvent, le signe de la paix n’est pas le symbole d’une paix souhaitée dans la société courante et dans le monde. Il s’agit d’une réalité instantanée et beaucoup plus intimiste, selon l’invitation faite par l’apôtre : avant de t’approcher de la table du Seigneur, réconcilie-toi avec ton frère.