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07-08 Particularités du déroulement des messes concélébrées

IGMR. 205. La messe concélébrée s’organise, quelle qu’en soit la forme, selon les règles à observer communément (cf. nn. 112-198), en les conservant ou en les changeant sur les points indiqués ci-dessous.

IGMR. 206. Personne ne sera jamais admis à concélébrer une fois la messe commencée.

207. On préparera dans le sanctuaire :

  • a) des sièges et des livrets pour les prêtres qui concélèbrent ;
  • b) à la crédence, un calice de contenance suffisante, ou plusieurs calices.

IGMR. 208. Si, à une messe concélébrée, il n’y a pas de diacre, quelques-uns des concélébrants accompliront ses fonctions propres.

S’il n’y a pas non plus d’autres ministres, quelques fidèles capables peuvent être chargés de leurs fonctions propres ; sinon, quelques-uns des concélébrants les rempliront.

IGMR. 209. Les concélébrants revêtent à la sacristie ou dans un autre local approprié les vêtements liturgiques qu’ils ont l’habitude de prendre lorsqu’ils célèbrent individuellement. S’il y a un juste motif, par exemple un nombre très élevé de concélébrants, et que l’on manque d’ornements, les concélébrants, excepté toujours le célébrant principal, pourront se passer de chasuble, en prenant l’étole sur l’aube.

Note du webmaster : dans la mesure où les prêtres sont toujours prévenus à l’avance lors des concélebrations, il suffit de préciser la couleur de la chasuble que chacun amènera pour qu’on ne manque pas de chasuble. C’est donc par laxisme qu’on laisse des concélebration se faire avec de nombreux prêtres révêtant seulement l’étole.

Ouverture de la célébration

IGMR. 210. Lorsque tout est bien préparé, on se rend à l’autel, ordinairement, en procession à travers l’église. Les prêtres concélébrants précèdent le célébrant principal.

IGMR. 211. Lorsqu’ils sont parvenus à l’autel, les concélébrants et le célébrant principal, après avoir fait une inclination profonde, baisent l’autel en signe de vénération, puis gagnent les sièges qui leur ont été attribués. Le célébrant principal, s’il le juge bon, encense la croix et l’autel, après quoi il gagne son siège.

Lectures et Evangile

IGMR. 212. Pendant la liturgie de la Parole, les concélébrants se tiennent à leur place. Ils s’asseyent et se lèvent comme le célébrant principal.

Quand l’évêque préside, le prêtre qui, en l’absence d’un diacre, proclame l’Evangile, lui demande la bénédiction et la reçoit. Cela ne se fait pas si c’est un prêtre qui préside.

IGMR. 213. Ordinairement le célébrant principal tient l’homélie, ou bien c’est l’un des concélébrants.

Liturgie eucharistique

IGMR. 214. Le célébrant principal fait la préparation des dons (cf. nn. 139-145), les autres concélébrants restant à leur place.

IGMR. 215. Une fois la prière sur les offrandes dite par le célébrant principal, les concélébrants s’approchent de l’autel et se disposent tout autour, mais de façon à ne pas gêner l’accomplissement des rites et à permettre aux fidèles de bien voir l’action sacrée ; ils ne doivent pas non plus gêner le diacre lorsque celui-ci, en raison de son ministère, doit s’approcher de l’autel.

S’il y a plusieurs concélébrants, le diacre s’acquittera de son ministère à l’autel, en faisant le service du calice et du missel. Il se tiendra cependant, autant que possible, un peu en retrait, derrière eux.

Manière de dire la prière eucharistique

IGMR. 216. La préface est chantée ou dite uniquement par le prêtre célébrant principal. Mais le Sanctus est chanté ou récité par tous les concélébrants avec le peuple et la chorale.

IGMR. 217. Lorsque le Sanctus est achevé, les prêtres concélébrants poursuivent la prière eucharistique de la manière décrite ci-dessous. Seul, le célébrant principal fait les gestes, à moins d’indication différente.

IGMR. 218. Les parties prononcées par tous les concélébrants ensemble, et surtout les paroles de la consécration, que tous sont tenues d’exprimer, doivent être dites à mi-voix, si bien que l’on entende clairement la voix du célébrant principal. De cette manière, le texte est mieux compris par le peuple.

Il est bien de chanter les parties qui doivent être dites ensemble par tous les concélébrants et qui sont pourvus de notes musicales.

Prière eucharistique I (Canon romain)

GMR 219. Dans la prière eucharistique I, ou Canon romain, le célébrant principal seul, les mains étendues, dit : Père infiniment bon.

IGMR. 220. Il convient de confier à un ou à deux concélébrants le Memento des vivants (Souviens-toi), et le Communicantes (Dans la communion) ; chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute voix.

IGMR. 221. Voici l’offrande est dit de nouveau par le célébrant principal seul, les mains étendues.

IGMR. 222. De Sanctifie pleinement à Nous t’en supplions, le célébrant principal fait seul les geste, mais tous les concélébrants disent ensemble tous les textes de la façon suivante:

a) Sanctifie pleinement, les mains étendues vers les dons.
b) La veille de sa passion, les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; à l’élévation, les concélébrants regardent l’hostie et le calice, et ensuite s’inclinent profondément.
d) C’est pourquoi et Et comme il t’a plu, les mains étendues.
e) Nous t’en supplions, inclinés et les mains jointes jusqu’aux mots afin qu’en recevant ici, et ensuite ils se relèvent et se signent aux paroles nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions.

IGMR. 223. Il convient de confier le Memento des défunts (Souviens-toi), et le Et nous, pécheurs à un ou à deux concélébrants ; chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute voix.

IGMR. 224. Aux mots Et nous, pécheurs tous les concélébrants se frappent la poitrine.

IGMR. 225. C’est par lui est dit par le célébrant principal seul.

Prière eucharistique II

IGMR. 226. Dans la prière eucharistique II, Toi qui es vraiment saint est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.

IGMR. 227. Depuis Sanctifie ces offrandes jusqu’à Humblement nous te demandons, tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante:

  • a) Sanctifie ces offrandes, en étendant les mains vers les dons.
  • b) Au moment d’être livré et De même, les mains jointes.
  • c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; à l’élévation les concélébrants regardent l’hostie et le calice et ensuite s’inclinent profondément.
  • d) Faisant ici mémoire et Humblement nous te demandons, les mains étendues.

IGMR. 228. Il convient de confier les intercessions pour les vivants : Souviens-toi, Seigneur et pour les défunts : Souviens-toi aussi à un ou deux concélébrants dont chacun dit ces prières seul, les mains étendues.

Prière eucharistique III

IGMR. 229. Dans la prière eucharistique III, Tu es vraiment saint est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.

IGMR. 230. Depuis C’est pourquoi nous te supplions jusqu’à Regarde, Seigneur, tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante:

  • a) C’est pourquoi nous te supplions les mains étendues vers les dons.
  • b) La nuit même où il fut livré, et De même, les mains jointes.
  • c) Les paroles du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; à l’élévation, les concélébrants regardent l’hostie et le calice et ensuite s’inclinent profondément.
  • d) En faisant mémoire et Regarde, Seigneur, les mains étendues.

IGMR. 231. Il convient de confier les intercessions : Que l’Esprit Saint fasse de nous et Et maintenant, Seigneur à un ou deux concélébrants, dont chacun dit ces prières seul, les mains étendues.

Prière eucharistique IV

IGMR. 232. Dans la prière eucharistique IV Père très saint, nous proclamons jusqu’à achève toute sanctification est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.

IGMR. 233. Depuis Que ce même Esprit Saint jusqu’à Regarde, Seigneur, tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante:

  • a) Que ce même Esprit Saint, les mains étendues vers les dons.
  • b) Quand l’heure fut venue et De même, les mains jointes.
  • c) Les paroles du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; à l’élévation, les concélébrants regardent l’hostie et le calice et ensuite s’inclinent profondément.
  • d) Voilà pourquoi, Seigneur et Regarde, Seigneur, les mains étendues.

IGMR. 234. Il convient de confier les intercessions à partir de Et maintenant, Seigneur à l’un des concélébrants qui les dit seul, les mains étendues.

IGMR. 235. Pour les autres prières eucharistiques approuvées par le Saint-Siège, on observera les normes établies pour chacune d’elles.

IGMR. 236. La doxologie finale de la prière eucharistique est prononcée par le prêtre célébrant principal habituellement avec tous les concélébrants mais non par les fidèles.

Rites de communion

IGMR. 237. Ensuite, le célébrant principal, les mains jointes, dit la monition qui précède l’oraison dominicale et ensuite, les mains étendues, dit avec les autres concélébrants, les mains étendues aussi, et avec tout le peuple l’oraison dominicale elle-même.

IGMR. 238. Délivre-nous est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues. Tous les concélébrants, avec le peuple, prononcent l’acclamation finale : Car c’est à toi qu’appartiennent.

IGMR. 239. Après la monition du diacre ou, en son absence, d’un concélébrant : Frères, donnez-vous la paix du Christ, tous se donnent la paix mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal reçoivent de lui la paix avant le diacre.

IGMR. 240. Pendant qu’on dit l’Agnus Dei, les diacres ou quelques-uns des concélébrants peuvent aider le célébrant principal à rompre les hosties pour la communion des concélébrants et celle du peuple.

IGMR. 241. Lorsque l’immixtion est accomplie, seul le célébrant principal dit à voix basse l’une des deux prières Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant ou Seigneur Jésus Christ, que cette communion.

IGMR. 242. Lorsque la prière avant la communion est achevée, le célébrant principal fait la génuflexion et s’écarte un peu. Les concélébrants, l’un après l’autre, viennent au milieu de l’autel, font la génuflexion, prennent à l’autel le Corps du Christ avec respect, le gardent dans la main droite posée sur la main gauche et retournent à leur place. Cependant les concélébrants peuvent rester à leur place et prendre le Corps du Christ sur la patène, que tiennent le célébrant principal ou l’un ou plusieurs des concélébrants qui passent devant eux ; ou bien, ils se transmettent la patène de l’un à l’autre jusqu’au dernier.

Ensuite, le célébrant principal prend l’hostie consacrée à cette messe et, en la tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, tourné vers le peuple, il dit : Voici l’Agneau de Dieu et il poursuit en disant, avec les concélébrants et le peuple : Seigneur, je ne suis pas digne.

IGMR. 244. Puis, le célébrant principal, tourné vers l’autel, dit à voix basse : Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle, et il consomme avec respect le Corps du Christ. Les concélébrants font de même, en se communiant eux-mêmes. Après eux, le diacre reçoit du célébrant principal le Corps du Seigneur.

IGMR. 245. Ils peuvent consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller.

IGMR. 246. Si la communion se fait en buvant directement au calice, on peut employer une des manières suivantes.

  • a. Le célébrant principal prend le calice et dit à voix basse : Que le Sang du Christ me garde pour la vie éternelle, consomme un peu du Précieux Sang, et remet le calice au diacre ou à un concélébrant. Il distribue ensuite la communion aux fidèles (cf. nn. 160-162). Les concélébrants, un par un, ou deux par deux si l’on emploie deux calices, s’approchent de l’autel, font la génuflexion, consomment le Précieux Sang, essuient le bord du calice et reviennent à leur siège.
  • b. Le célébrant principal consomme le Sang du Seigneur en se tenant, comme d’habitude, au milieu de l’autel. Restant à leur place, les concélébrants peuvent consommer le Sang du Seigneur en buvant au calice que leur présente le diacre ou l’un des concélébrants ; ou encore en se le transmettant de l’un à l’autre. Le calice est toujours essuyé, soit par celui qui boit, soit par celui qui présente le calice. Chacun, après avoir communié, retourne à son siège.

RS. 97. Chaque fois qu’il célèbre la sainte Messe, le prêtre doit communier à l’autel, au moment fixé par le Missel. En revanche, les concélébrants doivent communier avant de procéder à la distribution de la Communion. Le prêtre célébrant ou concélébrant ne doit jamais attendre que la Communion du peuple soit achevée pour communier lui-même.[183]

RS. 98. La Communion des prêtres concélébrants doit se dérouler selon les normes prescrites par les livres liturgiques, en utilisant toujours des hosties, qui sont consacrées au cours de la Messe elle-même;[184] de plus, la Communion doit toujours être reçue par tous les concélébrants sous les deux espèces. Il faut noter que, lorsque le prêtre ou le diacre donne la sainte hostie ou le calice aux concélébrants, il ne doit rien dire, c’est-à-dire qu’il ne prononce pas les paroles: «le Corps du Christ» ou «le Sang du Christ».

RS. 99. La communion sous les deux espèces est toujours permise «aux prêtres qui ne peuvent pas célébrer ou concélébrer».[185]

IGMR. 247. Le diacre consomme avec respect à l’autel ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques-uns des concélébrants, puis il porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou un acolyte institué le purifie, l’essuie et le range comme à l’ordinaire (cf. n. 183).

IGMR. 248. On peut encore organiser la communion des concélébrants de telle manière que chacun communie au Corps du Christ à l’autel et, aussitôt après, au Sang du Seigneur.

En ce cas, le célébrant principal communie sous les deux espèces comme à l’accoutumée (cf. n. 158), mais, à chaque fois , en observant pour la communion au calice le rite utilisé par les autres concélébrants.

Après la communion du célébrant principal, on dépose le calice au-dessus d’un autre corporal sur un côté de l’autel. Les concélébrants montent au milieu de l’autel l’un après l’autre, font la génuflexion et communient au Corps du Seigneur ; puis ils passent sur le côté de l’autel et consomment le Sang du Seigneur, selon le mode choisi pour la communion au calice comme on l’a dit précédement..

La communion du diacre et la purification du calice se font comme décrit plus haut.

IGMR. 249. Si la communion des concélébrants se fait par intinction, le célébrant principal prend le Corps et le Sang du Seigneur de la manière habituelle, en veillant seulement à ce qu’il reste dans le calice assez de vin consacré pour la communion des concélébrants. Puis, le diacre ou l’un des concélébrants dispose convenablement le calice au milieu ou sur un côté de l’autel, sur un autre corporal, avec une patène contenant des parcelles d’hostie.

Les concélébrants, l’un après l’autre, s’approchent de l’autel, font la génuflexion, prennent une parcelle , en trempent une partie dans le calice et, en mettant la patène au-dessous de leur bouche, consomment l’hostie trempée, puis ils regagnent leurs places du début de la messe.

C’est aussi par intinction que le diacre communie. Il répond Amen à un concélébrant qui lui dit : Le Corps et le Sang du Christ. Le diacre consomme à l’autel tout le vin consacré qui reste, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques concélébrants, et porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou l’acolyte institué le purifie, l’essuie et le range comme à l’ordinaire.

Rite de conclusion

IGMR. 250. Le célébrant principal, à son siège, fait tout le reste comme d’habitude (cf. nn. 166-169), jusqu’à la fin de la messe, les concélébrants demeurant à leurs sièges.

IGMR.. 251. Avant de quitter l’autel, ils font devant lui une inclination profonde. Le célébrant principal vénère, comme d’habitude, l’autel par un baiser.

07-07 Généralités sur les messes concélébrées

Cette section regroupe tous les articles concernant la concélébration, même s’ils sont déjà portés dans d’autres chapitres de cette compilation.

IGMR. 199. La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à l’ordination d’un évêque ou à celle de prêtres , à la messe pour la bénédiction d’un abbé, et à la messe chrismale.

Elle est recommandée, à moins que l’utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de faire autrement :

  • a) le Jeudi saint, à la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur;
  • b) à la messe dans les conciles, les assemblées d’évêques et les synodes;
  • c) à la messe conventuelle et à la messe principale, dans les églises et oratoires;
  • d) à la messe dans les réunions de tout genre de prêtres aussi bien séculiers que religieux.

Note du webmaster : ce qui démontre que les concélébrations fréquentes en paroisse sont un abus, d’autant plus que simultanément d’autres églises du secteur paroissial restent fermées le dimanche, et souvent au grand regret des fidèles. Bien souvent, dans un même secteur paroissial, on pourrait dire deux fois plus de messes si les prêtres cessaient de concélebrer alors que l’Eglise ne le leur permet pas.

Chaque prêtre, cependant, aura la liberté de célébrer l’Eucharistie individuellement, pouvu qu’il n’y ait pas une concélébration au même moment dans la même église ou le même oratoire. Toutefois, il n’est pas permis de célébrer la messe individuellement le Jeudi saint et à la Veillée pascale.

IGMR. 200. On accueillera volontiers à la concélébration eucharistique les prêtres de passage, pouvu que l’on connaisse leur identité sacerdotale.

Note du webmaster : le meilleur moyen de vérifier cette identité étant de demander à voir un document très spécifique que l’on désigne par le mot latin “celebret”, et qui est délivré par le diocèse d’origine du prêtre.

IGMR. 201. Là où il y a un grand nombre de prêtres, la concélébration peut avoir lieu plusieurs fois le même jour, si la nécessité ou l’utilité pastorale le demande ; cela doit cependant se faire à des moments successifs, ou bien en différents lieux sacrés.

IGMR. 202. Il appartient à l’évêque, conformément au droit, de régler la discipline de la concélébration danstoutes les églises et tous les oratoires de son diocèse.

IGMR. 203. On doit avoir en particulière estime la concélébration où les prêtres d’un diocèse concélèbrent avec leur propre évêque, à la messe stationale, surtout aux grandes solennités de l’année liturgique, à la messe d’ordination du nouvel évêque du diocèse, de son coadjuteur, ou de son auxiliaire, à la messe chrismale, à la messe du Jeudi saint au soir en mémoire de la Cène du Seigneur, aux célébrations du saint fondateur de l’Eglise locale ou du patron du diocèse, aux anniversaires de l’évêque, enfin à l’occasion du synode ou de la visite pastorale.

Pour la même raison, la concélébration est recommandée chaque fois que les prêtres se réunissent avec leur propre évêque, à l’occasion des exercices spirituels ou d’une réunion quelconque. Dans ces cas, le signe de l’unité du sacerdoce et de l’Église, qui caractérise toute concélébration, se manifeste de façon plus évidente.

IGMR. 204. Pour un motif particulier, à cause de la signification du rite ou de l’importance de la fête, il est permis de célébrer ou de concélébrer plusieurs fois le même jour, dans les cas suivants:

  • a) Celui qui, le Jeudi saint, a célébré ou concélébré la messe chrismale, peut encore célébrer ou concélébrer la messe du soir.
  • b) Celui qui a célébré ou concélébré une première messe dans la nuit de Pâques, peut célébrer ou concélébrer le jour de Pâques.
  • c) A Noël, tous les prêtres peuvent célébrer ou concélébrer trois messes, du moment que ces messes sont célébrées à l’heure voulue.
  • d) Le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, pourvu que les célébrations aient lieu à des moments différents et qu’on observe ce qui est prescrit pour l’application de la seconde et de la troisième messe.

Si un prêtre concélèbre avec l’évêque ou son délégué, au synode, lors d’une visite pastorale ou bien d’une quelconque réunion de prêtres , il peut célébrer de nouveau la messe pour l’utilité des fidèles. Cela vaut, toutes proportions gardées, pour les réunions de religieux.

07-09 Tableau récapitulatif des formes de messes

   Nécessité       Messes lues   Messes chantées
 Chant d’entrée  facultatif
 Antienne d’entrée  obligatoire  lue par le prêtre  chantée
 Kyrie  ou formule du missel  récité ou chanté  chanté
 Gloria  omis en semaine  récité ou chanté  chanté
 1ère lecture  obligatoire  lue  lue
 Psaume  obligatoire  récité ou psalmodié
 2ème lecture  omise en semaine  lue  lue
 Alleluia ou trait  obligatoire  chanté, sinon omis  chanté
 Evangile  obligatoire  lue  lu ou chanté
 Credo  omis en semaine  récité  chanté
 Sanctus  obligatoire  récité  chanté
 Antienne d’offertoire  obligatoire  lue par le prêtre ? (1)  chantée (1)
 chant d’offertoire  facultatif
 Agnus  obligatoire  récité chanté
 antienne de communion  obligatoire  lue par le prêtre chantée
 chant de communion  facultatif
 antienne à la vierge marie  facultatif
 chant de sortie  facultatif

(1) : l’antienne d’offertoire a curieusement disparu dans le Missel de la forme ordinaire.  C’est doublement étrange, car les antiennes d’entrée et de communion existent toujours, et les livres de chant grégorien édités par l’Abbaye de Solesmes comportent toujours l’antienne d’offertoire. Cette situation déconcertante ne peut qu’inciter les chanteurs à conserver la pratique léguée, donc à chanter les trois antiennes.

07-04 Distinction entre le propre et l’ordinaire

Les chants du propre de la messe

MS. 32. L’usage (…) de substituer d’autres chants aux chants d’entrée, d’offertoire et de communion qui se trouvent dans le Graduale, peut-être conservé, au jugement de l’autorité compétente territoriale compétente, pourvu que ces chants soient accordés aux parties de la messe, à la fête ou au temps liturgique. La même autorité territoriale doit approuver les textes de ces chants.

Notes du webmaster : le “propre” : il s’agit des chants d’entrée, d’offertoire et de communion, prévus très précisément pour une messe précise, ou bien pour les occasions diverses. Ce principe vient du répertoire de chant grégorien. Par exemple : “Jerusalem surge” pour la communion du deuxième dimanche de l’Avent, “Resurexi” pour l’entrée du dimanche de Pâques, ou “In paradisum” pour la sortie du corps du défunt lors des obsèques. De nos jours la disparition de la notion de “propre” est due au fait que les compositeurs n’écrivent pratiquement plus de chants “propres” à un instant bien précis. Dans les livrets de chant actuels, on trouve plutôt des chant propres à une période (Avent, Temps de Pâques, etc) ou une circonstance. Parfois même, certains chants comportent des couplets qui sont chacun destinés à une circonstance différente (ce qui a pour effet néfaste de produire des chants dépourvus de caractère spécifique et que l’on finit par utiliser sans arrêt). Dès lors, MS 32 ne désigne plus grand chose de précis et semble, au premier abord, inutile aujourd’hui. Ce qui est une erreur.
Le jugement de l’autorité territoriale compétente : la Conférence des Evêques de chaque pays doit avoir désigné une commission chargée de prendre des décisions en matière d’Art Sacré. La multiplication des commissions de pastorale, de liturgie et d’art sacré aurait donc dû permettre une meilleure surveillance des textes des chants, et ainsi d’approuver ou désapprouver les textes des chants. Force est de constater que bien des textes parus auraient mérité d’être désapprouvés, et ce jusque parmi les hymnes du bréviaire en français…

MS. 33. [a] Il est bon que l’assemblée des fidèles, autant que c’est possible, participe au chant du propre ; elle pourra le faire grâce à des refrains faciles ou à d’autres formes musicales appropriées.

Le chant de l’ordinaire de la messe

MS. 34. Les chants appelés «ordinaire de la messe», s’ils sont chantés sur des compositions musicales à plusieurs voix, peuvent être exécutés par la chorale, soit accompagnés d’instruments, pourvu que le peuple ne soit pas totalement exclu de la participation au chant.
Dans les autres cas, les pièces de l’ordinaire de la messe peuvent être réparties entre la chorale et le peuple, ou encore entre deux parties du peuple ; on peut ainsi alterner par versets, ou en suivant d’autres divisions convenables qui répartissent l’ensemble du texte en sections plus importantes. (…).
En tant que formule de la profession de foi, il est bien que le Credo soit chanté par tous, ou d’une manière qui permette une participation convenable des fidèles.
Il est bien que le Sanctus, en tant qu’acclamation concluant la préface, soit habituellement chantée par l’assemblée entière, avec le prêtre.

Note du webmaster : dans le premier alinéa de MS 34, “pourvu que le peuple ne soit pas totalement exclu” ne signifie pas que le peuple doit participer obligatoirement à un chant polyphonique exécuté par la schola. Sinon, cela voudrait dire que toutes les polyphonies élaborées deviennent exclues de la liturgie (idée radicale qui est encore très répandue). Au contraire, cela veut dire que l’on peut placer des pièces de belle polyphonie pourvue que, par ailleurs, des cantiques populaires aient une place dans le cours de la même messe. C’est ainsi que l’on équilibre l’ensemble du chant liturgique en faisant voisiner pièces de qualité et chant du peuple, ce qui est une excellente représentation de l’Eglise.

Par ailleurs, on a pu lire – dans un ouvrage français présentant les caractéristiques d’un travail sérieux et valide – que le “propre” et “l’ordinaire” sont des notions qui n’ont plus cours dans la liturgie selon la forme ordinaire. Les textes magistériels ci-dessus démontrent que cette affirmation est absolument fausse.

07-05 Distinction du degré de participation au chant

MS. 10. (…) il est bon, dans la mesure du possible, de varier heureusement les formes de célébrations et les degrés de la participation elle-même, en tenant compte de la solennité du jour et de l’importance de l’assemblée.

Note du webmaster : la nécessité de faire vivre aux fidèles le calendrier liturgique passe aussi par une variation de l’importance du chant. Il n’est vraiment pas utile de chanter de la même manière une messe de solennité et une messe du dimanche ordinaire. A contrario, il est même intéressant de ne presque rien chanter lors des messes de semaine dépourvues d’occasions particulières, afin que les occasions festives puisse ainsi sortir de l’ordinaire. 
Bien souvent l’habitude s’est prise de toujours chanter, à toutes les messes, y compris en semaine ; d’une part il devient dès lors plus difficile de mettre en relief les fêtes et les solennités, et d’autre part le chant tombe dans la routine, d’autant plus que l’on finit par utiliser sans cesse les mêmes chants. 
Il est évident aussi qu’il n’est pas utile de vouloir faire chanter une assemblée trop peu nombreuse, puisque dans ce cas les fidèles ne pourront pas se conforter mutuellement de manière efficace. C’est bien ce que traduit MS 10 en faisant de “l’importance de l’assemblée” un critère déterminant.

MS. 28 [b] Cependant, pour des raisons pastorales, des degrés de participation sont proposés pour la messe chantée, de telle sorte qu’il soit désormais plus facile, selon les ressources dont dispose chaque assemblée, de rendre la célébration de la messe plus solennelle grâce au chant.
L’usage de ces degrés de participation sera réglé de la manière suivante :
– le premier degré peut être employé seul.
– le deuxième et le troisième degrés ne seront employés, intégralement ou partiellement, qu’avec le premier degré. Ainsi les fidèles seront toujours orientés vers une pleine participation au chant.

MS. 29. Appartiennent au premier degré :
a) Dans les rites d’entrée :
– la salutation du prêtre avec la réponse du peuple
– la prière.
b) Dans la liturgie de la Parole :
– les acclamations à l’Evangile
c) Dans la liturgie eucharistique :
– la prière sur les offrandes
– la préface, avec son dialogue et le Sanctus
– la doxologie finale du canon
– la prière du Seigneur, avec sa monition et son embolisme ;
– le Pax Domini ;
– la prière après la communion ;
– les formules de renvoi

MS. 30. Appartiennent au second degré :
– le Kyrie, le Gloria, et l’Agnus Dei ;
– Le Credo ;
– la prière universelle

MS 31. Appartiennent au troisième degré :
– les chants après la lecture ou l’épître ;
– l’Alleluia avant l’Evangile ;
– le chant d’offertoire ;
– les lectures d’Ecriture sainte, à moins qu’on ne juge plus opportun de les proclamer sans les chanter.

Note du webmaster : ces “degrés” sont complètement oubliés dans le vocabulaire liturgique d’aujourd’hui, et dérangeraient sérieusement les habitudes si on les appliquait : si on s’en tient au Premier degré seul, l’assemblée chante les dialogues avec le prêtre et le Sanctus, tandis que le Kyrie, le Gloria, le Credo et l’Agnus Dei sont chantés seulement par un chœur polyphonique (car si le chœur est grégorien, la non-participation de l’assemblée va de soi, du moins en principe).
On voit aussi que si on applique le Premier et le Second degré, mais pas le Troisième, alors l’assemblée ne chante pas l’Alleluia, qui est interprété seulement par le chœur.


Ces degrés semblent pouvoir être appliqués librement, mais la tradition – éprouvée par un sens pratique évident – montre que le degré de participation est proportionné avec le degré de solennité des messes. Par exemple, chanter les lectures et l’Evangile devrait être réservé au degré de solennisation le plus élevé.

Il reste cependant que certaines de ces préconisations laissent perplexe : s’agissant de “degré de participation”, on se demande pourquoi le Troisième degré intègre le chant de l’Ecriture Sainte, à laquelle les fidèles ne participent sûrement pas ! On peut donc en conclure que MS 30, 31 et 32 ont été rédigés par un théoricien de la liturgie, et non par un curé expérimenté.

Hiérarchie des parties chantées durant la messe

MS. 7. (…) en choisissant les pièces qui seront chantées, on accordera le premier rang à celles qui, par nature, ont plus d’importance :
– tout d’abord les parties qui doivent être chantées par le prêtre célébrant ou par les ministres avec réponse du peuple ;
– puis les chants qui reviennent au prêtre et au peuple en même temps ;
– on ajoutera ensuite progressivement les pièces qui sont propres au peuple seul ou au seul groupe des chanteurs.

Note du webmaster : de ceci il apparaît clairement que c’est une déviation que de donner la priorité aux chants de l’assemblée seule. En effet, l’Eglise n’existe pas par le seul fait du rassemblement dominical du peuple, mais plutôt parce qu’il y a un dialogue voulu par le Christ entre Lui et l’assemblée, et ce par l’intermédiaire de la médiation du prêtre qui bénéficie pour cette raison de toutes les priorités dans la liturgie.

07-06 Distinction entre messe chantée et messe lue

MS. 28. [a] On retiendra la distinction entre messes solennelle, messe chantée et messe lue, établie dans l’Instruction de 1958 (n° 3), conformément aux lois liturgiques en vigueur.

Note du webmaster : le terme “instruction de 1958” désigne “De Musica Sacra”. L’article n° 3 est reproduit ci-dessous.

DMS. 3. Il y a deux sortes de messes ; la messe «chantée» et la messe «lue». La messe est dite «chantée» si le prêtre célébrant chante effectivement lui-même les parties que les rubriques prévoient devoir être chantées. Sinon, elle est «lue».

Note du webmaster : on voit ici que ce n’est pas le chant de l’assemblée qui détermine si la messe est chantée ou pas. Ceci se détermine selon que le prêtre “chante” la messe au lieu de la “dire”, et ce pour l’intégralité des textes qui lui reviennent. Les prêtres ne devraient pas non plus laisser perdre l’usage séculaire consistant à chanter l’Evangile lors des solennités et fêtes. Enfin si la messe «chantée» est célébrée avec l’assistance des ministres sacrés, elle est dite messe «solennelle» ; si elle est célébrée sans ministre sacrés, elle est dite messe «chantée».

MS. 36. Rien n’empêche que dans les messes lues on chante quelques partie du propre ou de l’ordinaire. Bien plus, un autre chant peut être parfois exécuté au début, à l’offertoire et à la communion, ainsi qu’à la fin de la messe. (…).

Note du webmaster : ici encore il apparaît clairement que ce ne sont pas les interventions chantées par l’assemblée qui permettent de dire que la messe et chantée, mais bien les interventions chantées du prêtre.

07-03 Choix des textes et manière de les traiter

Modifier la liturgie relève de la hiérarchie

SC. 22.
1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise ; il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque.

Note du webmaster : “Siège Apostolique” : symbole du siège de saint Pierre où se succèdent les papes.
L’expression “dans les règles du droit, à l’évêque” signifie que l’évêque dispose d’un certain pouvoir pour influer sur la liturgie, mais selon des marges restreintes et précises.
(…)

3. C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut de son propre chef, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.

Note du webmaster : par “enlever ou changer” SC ne vise pas seulement les parties de la Messe ou quelques éléments, mais aussi les détails. Par exemple : puisqu’il est prévu que l’autel soit paré de cierges, on ne doit pas dire la messe sans cierges sauf empêchement majeur. Autre exemple : même un prêtre n’a pas le droit de changer un mot des textes du Missel, qui ne sont pas des propositions mais bien des obligations. Ceci vaut aussi pour les fidèles.

DMS. 21. a) Il est rigoureusement interdit de changer en quelque façon que ce soit l’ordre des textes à chanter, d’en altérer ou omettre des paroles ou de les répéter d’une façon qui ne convient pas. (…).

Note du webmaster : de même que le Notre Père, le Gloria et le Credo sont des prières qui se lisent et se chantent de manière linéaire. C’est une déviation que d’y adjoindre un refrain, chose que DMS 21 ne permet pas. Dans l’ordinaire de la messe, seul le psaume peut se voir adjoint un refrain. Le Kyrie peut voir chacune des invocations répétées jusqu’à trois fois, selon un usage ancien, et l’une des formules du rite pénitentiel prévoit d’y insérer des tropes. Quant à l’Agnus Dei, il ne possède pas à proprement parler un refrain, mais est structuré plutôt selon une forme litanique et peut être répété plus de trois fois, sauf l’invocation finale qui demeure unique.

IGMR. 352. (…)
Puisque des facultés multiples sont offertes pour le choix des diverses parties de la messe, il est nécessaire qu’avant la célébration, le diacre, les lecteurs, le psalmiste, le chantre, le commentateur, la chorale, chacun pour sa partie, sache bien quel texte, en ce qui le concerne, va être employé, et que rien ne soit laissé à l’improvisation du moment. Une organisation et une exécution harmonieuse des rites facilitent beaucoup, en effet, la participation profonde des fidèles à l’Eucharistie.

Les différentes formules (prières dites ou chantées en commun) au cours de la messe

PGMR. 17. [parmi les formules de la messe] :
a) certaines constituent un rite ou un acte ayant valeur en lui-même, comme l’hymne Gloria, le Psaume responsorial, l’Alleluia et le verset avant l’Evangile, le Sanctus, l’acclamation d’anamnèse, le chant après la communion.
b) certaines, comme les chants d’entrée, d’offertoire, pour la fraction (Agneau de Dieu) et de communion sont l’accompagnement d’un rite.

Note du webmaster : ceci ne doit pas faire perdre de vue une autre hiérarchie qui couvre les chants, qui est la distinction entre le chant du propre (textes propres au jour), dont le texte peut varier, voire être omis, excepté les antiennes d’entrée, d’offertoire et de communion qui au minimum doivent être récitées, et le chant du commun (commun à tous les jours, appelé aussi “kyriale” dans la version latine) et qui, s’il peut n’être que récité, ne peut en aucun cas être modifié d’un seul mot.

Conditions de choix des lectures

IGMR. 356. Pour choisir les textes des différentes parties de la messe, aussi bien du Temps que des saints, on observera les normes qui suivent :

IGMR. 357. Trois lectures sont assignées aux dimanches et jours de fête : le Prophète, l’Apôtre et l’Evangile, qui font comprendre au peuple chrétien la continuité de l’�uvre du salut, selon l’admirable pédagogie divine. Ces lectures doivent être strictement utilisées. (…)

IGMR. 358. Dans le lectionnaire férial, sont proposées des lectures pour chaque jour de chaque semaine pendant toute l’année : par conséquent, ce sont ces lectures qu’on prendra le plus souvent, les jours auxquels elles sont assignées, à moins qu’il n’y ait ce jour-là une solennité ou une fête, ou une mémoire avec des lectures propres du Nouveau Testament, c’est-à-dire où l’on trouve mention du saint célébré.
(…)
Dans les messes pour des groupes particuliers, il est permis au prêtre de lire des textes mieux adaptés à la célébration particulière, pourvu qu’on les choisisse dans un lectionnaire approuvé.

Note du webmaster : c’est bien le prêtre célébrant qui seul peut décider, pour raisons pastorales, de changer le texte de la lecture. Personne d’autre ne peut s’arroger cette faculté, et de plus le prêtre ne pourra utiliser un autre livre que le lectionnaire en vigueur. Voir aussi IGMR 359 et 362, qui vont dans le même sens.

IGMR. 359. En outre, on offre un choix particulier de textes de la sainte Ecriture pour les messes au cours desquelles on célèbre des sacrements ou des sacramentaux, ou bien qui sont célébrées pour certains besoins.
(…)

PGMR. 362. (…) il est loisible aux Conférences épiscopales, dans des circonstances particulières, d’indiquer certaines adaptations en ce qui concerne les lectures, mais en observant cette loi que les textes en soient choisis dans un lectionnaire dûment approuvé.

Note du webmaster : avec les articles 319, 320 et 325 de la PGMR, on voit que les lectures ne peuvent être prises dans aucun autre livre que le lectionnaire officiel, même lors d’un mariage ou d’un enterrement (ceci n’empêche évidemment pas de placer un texte étranger au lectionnaire avant ou après la messe).
 D’autre part, seule la Conférence des Evêques, puis les prêtres dans une moindre part, ont le droit de décider de déroger aux lectures prévues pour un jour précis. On voit que dans ce domaine bien des libertés sont prises de manière abusive. 
Il faut ici signaler que ne sont pas des “lectionnaires dûment approuvés” les publications telles que “Prions en l’Eglise”, “Magnificat” ou encore les “Fiches dominicales” dites “de St-Brieuc”, et qu’il n’est pas admissible de les utiliser en remplacement du lectionnaire normal. Les éditeurs de ces périodiques n’ont d’ailleurs pas cette prétention. Il suffit pour s’en convaincre de lire la mention portée au bas de la deuxième page de couverture de “Prions en l’Eglise”.

Façon de prononcer les différents textes

PGMR. 18. Dans les textes qui doivent être prononcés clairement et à voix haute par le prêtre, par les ministres, ou par tous, le ton de voix doit répondre au genre du texte lui-même, selon qu’il s’agit d’une lecture, d’une oraison, d’une monition, d’une acclamation ou d’un chant (…)

07-01 Immuabilité de la liturgie

SC. 22. :

1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise ; il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque.

Note du webmaster : “Siège Apostolique” : symbolise le siège de saint Pierre où se succèdent les papes.
L’expression “dans les règles du droit, à l’évêque” signifie que l’évêque dispose d’un certain pouvoir pour influer sur la liturgie, mais selon des marges restreintes et précises.

(…)

3. C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut de son propre chef, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.

Note du webmaster : par “enlever ou changer” SC ne vise pas seulement les parties de la Messe ou quelques éléments, mais aussi les détails. Par exemple : puisqu’il est prévu que l’autel soit paré de cierges, on ne doit pas dire la messe sans cierges sauf empêchement majeur. Autre exemple : même un prêtre n’a pas le droit de changer un mot des textes du Missel, qui ne sont pas des propositions mais bien des obligations. Ceci vaut aussi pour les fidèles.

RS. 27. Depuis 1970, le Siège Apostolique a fait savoir que toutes les expérimentations liturgiques relatives à la célébration de la sainte Messe, doivent cesser, et il a réitéré cette interdiction en 1988.[63] Par conséquent, chaque Évêque en particulier, de même que les Conférences des Évêques, n’ont en aucun cas la faculté de permettre des expérimentations concernant les textes liturgiques et les autres choses, qui sont prescrites dans les livres liturgiques. Pour pouvoir faire des expérimentations de ce genre à l’avenir, il sera nécessaire d’obtenir l’autorisation de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements; celle-ci l’accordera par écrit, à la demande des Conférences des Évêques. Une telle concession ne sera accordée que pour une cause grave. En ce qui concerne les projets d’inculturation dans le domaine de la liturgie, il faut observer strictement et intégralement les normes particulières établies à ce sujet.

RS. 28. Toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Évêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recognitio de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n’ont aucun caractère d’obligation.

DMS. 21. a) Il est rigoureusement interdit de changer en quelque façon que ce soit l’ordre des textes à chanter, d’en altérer ou omettre des paroles ou de les répéter d’une façon qui ne convient pas. (…).

Note du webmaster : de la même manière que le Notre Père, le Gloria et le Credo sont des prières qui sont avant toute chose des textes liturgiques, donc non modifiables. Or il est fréquent de trouver ces textes pourvus de refrains, inévitablement découpés en couplets, lorsqu’ils sont chantés. Agir ainsi revient à ignorer que ces textes ne peuvent pas être modifiés en quoi que ce soit, selon ce qu’affirme DMS 21. C’est oublier que, comme le Notre Père, ces prières sont immuables. En modifier l’ordonnancement au prétexte qu’on y ajoute de la musique, c’est alors donner la primauté à cette dernière. Or, la liturgie réside dans des signes et des textes. Jamais dans la musique. C’est donc à cette dernière d’habiller le texte, de s’y adapter comme un vêtement, et non l’inverse. Il revient aux compositeurs de ne pas inverser cette hiérarchie.

07-02 Immuabilité des textes chantés

DMS. 21. a) Il est rigoureusement interdit de changer en quelque façon que ce soit l’ordre des textes à chanter, d’en altérer ou omettre des paroles ou de les répéter d’une façon qui ne convient pas. (…).

TLS. III,9. Le texte liturgique doit être chanté tel qu’il est dans les livres, sans altérations ni transposition de paroles, sans répétitions indues, sans suppression de syllabes, toujours intelligible aux fidèles qui l’écoutent.

Note du webmaster : de la même manière que le Notre Père, le Gloria et le Credo sont des prières qui sont avant toute chose des textes liturgiques, donc non modifiables. Par “les livres”, TLS III,9 veut nommer les livres liturgique tels que le Missel officiel du célébrant, et non les publications diverses et variées, et encore moins les partitions de musique. Si un ouvrage ne respecte pas le texte du Missel, mot pour mot et selon les termes des deux articles ci-dessus, alors il est dénoncé par ces mêmes articles et il faut le rejeter.
Or il est fréquent de trouver ces textes pourvus de refrains et donc découpés en couplets lorsqu’ils sont chantés. Agir ainsi revient à ignorer que ces textes ne peuvent pas être modifiés en quoi que ce soit. C’est oublier que, comme le Notre Père, ces prières sont immuables. En modifier l’ordonnancement au prétexte qu’on y ajoute de la musique, c’est alors donner la primauté à cette dernière. Or, la liturgie réside dans des signes et des textes. Jamais dans la musique. C’est donc à cette dernière d’habiller le texte, de s’y adapter comme un vêtement, et non l’inverse. Il revient aux compositeur de le comprendre.
Quelques exemple de ce qu’il n’est pas permis de faire :
– pseudo Sanctus, avec phrases inversées et répétées, et texte inventé :
“Hosanna, hosanna, au plus haut des Cieux. Saint est le Seigneur, le Dieu de l’Univers ! Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Béni soit le Fils, l’envoyé du Père ! Béni soit Jésus, le Sauveur du monde. Hosanna (…)”
– pseudo Agnus, avec versets importés de l’Apocalypse, qui n’ont donc rien à faire ici :
“Agneau de Dieu, Agneau vainqueur, prends pitié de nous, pêcheurs. 1) Heureux qui lave sont vêtement dans le sang de l’Agneau, il aura droit aux fruits de l’arbre de la vie. (etc).”