Archives de catégorie : Liturgie – 12 fin de la messe

12-3 Conservation et transport du Saint-Sacrement

RS. 129. «La célébration de l’Eucharistie dans le Sacrifice de la Messe est vraiment la source et le but du culte qui lui est rendu en dehors de la Messe. Mais si les saintes espèces sont conservées après la Messe, c’est principalement pour que les fidèles qui ne peuvent assister à la Messe, surtout les malades et les personnes âgées, s’unissent par la Communion sacramentelle au Christ et à son sacrifice, qui est immolé et offert à la Messe». De plus, le fait de conserver les saintes espèces permet aussi la pratique d’adorer ce grand Sacrement, et de lui accorder le culte de latrie qui est dû à Dieu. Ainsi, il est nécessaire de promouvoir un certain nombre de formes cultuelles d’adoration, non seulement privées, mais aussi publiques et communautaires, instituées ou approuvées vivement par l’Église elle-même.

RS. 130. «En fonction des données architecturales de l’église et conformément aux coutumes locales légitimes, le Saint-Sacrement doit être conservé dans un tabernacle placé dans une partie de l’église particulièrement noble, insigne, bien visible et bien décorée», et aussi dans un endroit tranquille «adapté à la prière», comportant un espace devant le tabernacle, où il est possible de disposer un certain nombre de bancs ou de chaises, avec des agenouilloirs. De plus, il faut suivre attentivement toutes les prescriptions des livres liturgiques et les normes du droit, spécialement dans le but d’éviter tout risque de profanation.

RS. 131. En plus des prescriptions contenues dans le can. 934 § 1, il est interdit de conserver le Saint-Sacrement dans un lieu qui n’est pas placé sous l’autorité effective de l’Évêque diocésain, ou dans un endroit où il est exposé au risque d’une profanation. Si un cas de ce genre se présente, l’Évêque diocésain doit immédiatement révoquer la faculté de conserver l’Eucharistie, qui avait été concédée précédemment.

RS. 132. Personne ne doit emporter la très sainte Eucharistie chez soi ou dans un autre lieu, ce qui est contraire à la norme du droit. De plus, on doit se souvenir que le fait d’emporter ou de conserver les espèces consacrées à des fins sacrilèges, de même que le fait de les jeter par terre constituent des actes qui entrent dans la catégorie des graviora delicta, dont l’absolution est réservée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

RS. 133. Le prêtre ou le diacre, ou bien, en l’absence ou en raison de l’empêchement du ministre ordinaire, le ministre extraordinaire, qui transporte la très sainte Eucharistie pour donner la Communion à un malade, doit se rendre directement, si possible, depuis le lieu, où le Sacrement est conservé, jusqu’au domicile du malade, en s’abstenant de toute autre occupation durant le trajet, pour éviter ainsi tout risque de profanation et faire preuve du plus grand respect envers le Corps du Christ. Il faut toujours observer le rite de l’administration de la Communion aux malades, tel qu’il est prescrit dans le Rituel Romain.

12-2 Sortie

IGMR. 169. Alors, normalement, le prêtre vénère l’autel par un baiser et, après l’avoir salué par une inclination profonde avec les ministres laïcs, il se retire avec eux.

Notes du webmaster : il n’existe pas de prescription pour le chant de sortie, car de même que le chant d’entrée (sauf l’antienne d’entrée elle-même), il ne fait pas partie de la messe et donc est totalement facultatif. Il peut remplacé par un morceau d’orgue, et même on peut, liturgiquement parlant, l’omettre.
Il faut faire remarquer que de même que le chant d’entrée accompagne le cortège, le chant de sortie doit durer jusqu’à ce que le cortège soit entré à la sacristie, puisque c’est un chant lié à la sortie du cortège.
Dans les petites églises, où la porte de la sacristie est parfois en bordure du choeur, le chant pourrait se réduire à un seul couplet, ce qui peut être trop court. Pour cette raison le prêtre peut attendre avant de donner le signal du départ, et la chorale peut prolonger d’un couplet.
Traditionnellement, on ne prolonge pas le chant de sortie afin de laisser suffisamment de temps à l’organiste pour jouer tandis que les fidèles sont encore dans l’église. Repousser, en raison d’un chant trop long, le moment où l’organiste pourra jouer une pièce de sortie, au point qu’il ne puisse plus jouer que dans une église vide, n’est pas très sympathique pour lui, surtout de la part d’un autre musicien.

12-1 Rite de conclusion

IGMR. 165. Ensuite, debout au siège ou à l’autel, le prêtre tourné vers le peuple dit, les mains jointes : Prions et, les mains étendues, prononce la prière après la communion, que peut précéder un bref moment de silence, à moins qu’on n’ait déjà gardé le silence aussitôt après la communion. A la fin de l’oraison, le peuple acclame : Amen.

IGMR. 167. Ensuite le prêtre, étendant les mains, salue le peuple en disant : Le Seigneur soit avec vous, et le peuple lui répond : Et avec votre esprit. Et le prêtre, joignant de nouveau les mains et, aussitôt, posant la main gauche sur la poitrine et élevant la main droite, ajoute : Que Dieu tout-puissant vous bénisse et, faisant le signe de croix sur le peuple, il continue : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Tous répondent : Amen.
En certains jours et à certaines occasions, on fait précéder cette bénédiction, selon les rubriques, par une autre formule plus solennelle, ou par une prière sur le peuple.
L’évêque bénit le peuple en prenant la formule qui convient et en faisant trois fois le signe de croix sur le peuple.

IGMR. 168. Aussitôt après la bénédiction, le prêtre, les mains jointes, ajoute : Allez, dans la paix du Christ : et tous répondent : Nous rendons grâce à Dieu.

IGMR. 185. Si l’on emploie la formule de bénédiction solennelle ou la prière sur le peuple, le diacre dit : Inclinez-vous pour la bénédiction. Lorsque le prêtre a donné la bénédiction, le diacre renvoie le peuple en disant, les mains jointes et tourné vers le peuple : Allez, dans la paix du Christ.

IGMR. 170. Si la messe est suivie par une action liturgique, on omet le rite de conclusion, c’est-à-dire la salutation, la bénédiction et le renvoi.

Note du webmaster : en effet, la bénédiction et la salutation seront celle de l’action liturgique qui suit. Par exemple, si une messe est dite l’après-midi et qu’elle est suivie par les vêpres, les deux cérémonies peuvent être jointes : le prêtre omet « Le Seigneur soit avec vous » après la méditation suivant la communion, revêt la chape et lorsque les cierges ont été allumés comme ils le sont pour la liturgie des heures, le chantre commence directement l’office de vêpres avec « Dieu, viens à mon aide ».