Archives de catégorie : Musique – 15 concerts

15-1 Les concerts dans les églises – respect dû au Saint-Sacrement

DMS. 55. :

d) Le Saint-Sacrement doit, en temps voulu, être retiré de l’église et déposé d’une façon décente dans une chapelle ou même à la sacristie ; sinon, il faudra avertir les auditeurs que le Saint-Sacrement est présent dans l’église et le recteur de l’église doit soigneusement veiller à ce qu’aucune irrévérence n’y soit apportée.

g) En tenant compte des circonstances, il est bon que le concert se termine par un pieux exercice, ou mieux, par une bénédiction du Saint-Sacrement, afin que l’élévation spirituelle, que le concert avait pour but de susciter, soit comme couronnée par cette cérémonie sacré.

 

15-3 Les concerts dans les églises – liberté d’accès aux églises pendant les concerts

CIC. 1214. Par église on entend l’édifice sacré destiné au culte divin où les fidèles ont le droit d’entrer pour l’exercice du culte divin, surtout lorsqu’il est public.

DMS. 55. § e : Si des billets sont vendus, ou des programmes distribués, que cela se fasse en dehors de l’Eglise.

« Orientations pour l’Eglise de France », Conseil permanent de l’épiscopat français, 13 décembre 1988 :

Art 8. C’est en raison de leur caractère particulier de lieu de l’Alliance entre Dieu et les hommes que l’accès des églises doit rester libre et gratuit, comme le rappellent les lois ecclésiastiques.

Note du webmaster : les trois articles ci-dessus affirment le libre accès aux églises y compris pendant les concerts. En effet, la qualité de lieu de culte attribuée à l’édifice ne peut jamais être perdue. Toute personne est donc, ne serait-ce que par le Droit Canon, libre d’entrer dans une église pour y prier sans avoir de compte à  rendre à qui que ce soit. Pour cette raison, la  vente de billets conditionnant l’entrée à l’église est illicite et ne devait jamais être acceptée par les curés de paroisse. Les organisateurs doivent se contenter d’effectuer une quête, selon l’usage millénaire de l’Eglise, et rien ne les empêche de vendre des articles à la sortie du concert (à l’extérieur).

Etrangement, ceci est conforté par la Loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat, qui précise en son article 13 que la désaffection peut être prononcée « si les édifices sont détournés de leur destination » . Cette destination – l’exercice du culte catholique – est donc confirmée par la Loi de la République.

15-2 Les concerts dans les églises – obligations et contraintes

CIC. 1210. Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété ou la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant l’Ordinaire peut permettre occasionnellement d’autres usages qui ne soient pas contraires à la sainteté du lieu.

DMS 55. § f) : Les musiciens, les chanteurs et les auditeurs doivent avoir une tenue et un habillement corrects, convenant pleinement à la sainteté du lieu sacré.

« Orientations pour l’Eglise de France », Conseil permanent de l’épiscopat français, 13 décembre 1988 :

Art. 4. (…) Afin de faciliter le discernement (…) il sera bon que le clergé affectataire, régulièrement nommé par l’évêque et habilité à donner l’autorisation, soit aidé par une Commission diocésaine désignée à cet effet.

Art 5. (…) Dans tous les cas, on aura soin de veiller à l’observation des règles en vigueur et on fera en sorte que l’église ne puiss jamais être considérée comme une salle de spectacle.

Art. 6. Toute demande d’une utilisation de l’église (…) devra être faite par écrit au clergé affectataire et accompagnée des indications précises précisant la date et l’heure de la manifestation, l’identité de l’organisme demandeur, les raisons invoquées, le programme prévu, les conditions d’exécution, les noms et qualités du responsable de l’organisation, la souscription d’une assurance particulière et les conditions d’entrée. Aucune publicité ne pourra être faire avant l’accord signé par le clergé affectataire, sur l’avis de la Commission diocésaine dont il a été question au n° 4. (…).

Art. 7. L’organisateur s’engagera à faire observer les règles de bonne tenue à l’intérieur de l’église, à respecter les lieux (en particulier l’autel, ainsi que le sanctuaire) et à les remettre en ordre ou à réparer les dégats éventuels. (..) il n’y aura pas d’autorisation de manifestations qui empêcheraient l’exercice normal du culte (…) De même il ne sera souscrit aucune convention d’utilisation régulière de l’église avec un quelconque organisme.

Art. 9. Les règles précédemment énoncées ne visent pas les « concerts spirituels » qui peuvent comporter des lectures, des prières ou des moments de méditations silencieuse, et dont les lieux de culte constituent le cadre naturel. (…) Il est souhaitable qu’un commentaire discret et approprié, réalisé par une personne compétente sous forme orale ou écrite, puisse mettre en valeur la cohérence de l’oeuvre avec le lieu où elle est exécutée.