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1.15 Les temps de silence

  • CLP 

IGMR. 45. Un silence sacré, qui fait partie de la célébration, doit aussi être observé en son temps. Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration. Car, dans la préparation pénitentielle et après l’invitation à prier, chacun se recueille; après une lecture ou l’homélie, on médite brièvement ce qu’on a entendu, après la communion, le silence permet la louange et la prière intérieure.
Déjà avant la célébration elle-même, il est bon de garder le silence dans l’église, à la sacristie et dans les lieux avoisinants, pour que tous se disposent à célébrer les saints mystères avec cœur et selon les rites.

Note du webmaster : il n’est pas cohérent de redouter le silence dans la liturgie, et de chercher systématiquement à « meubler » par des intermèdes musicaux à l’orgue ou d’autres instruments, comme s’il s’agissait d’un spectacle ou d’une émission où le silence est proscrit. Cette crainte du vide peut, dans certains cas, révéler l’existence d’un « vide » bien plus profond, d’ordre spirituel, que la musique ne fait que combler superficiellement. Et c’est souvent dans les églises où l’on bavarde bruyamment juste avant et juste après la messe qu’on redoute le silence dans le cours de la célébration. Un temps de silence trouve sa place naturellement :
– chaque fois que le prêtre dit « Prions… »
– lorsque le prêtre encense l’Evangile, l’antienne d’Alleluia étant achevé
– lorsque le prêtre retourne à son siège après l’homélie
– lorsque le prêtre retourne à son siège après la communion, sauf s’il y a un chant eucharistique d’action de grâce