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3.12 Les dialogues chantés

  • CLP 

Note du webmaster :

En matière de liturgie, lorsqu’il n’existe ni rubrique, ni prescription, alors il n’y a pas lieu de changer l’usage, ainsi on conserve ce qu’on appelle la « pratique léguée ». Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur ce point, expliquant que la liturgie offre une « herméneutique de continuité » et non pas une « herméneutique de rupture ».

Concernant tout ce que chante le prêtre, la pratique léguée veut que le prêtre ne soit jamais accompagné : il chante toujours à capella. Il semble que des prêtres puissent en faire la demande, mais ce faisant ils sont dans l’erreur et les musiciens ne doivent pas hésiter à rappeler les bases. A plus forte raison, ajouter des voix au chant du prêtre est une rupture radicale d’avec l’usage catholique romain et il faut la aussi faire les rappels nécessaires.

Concernant ce que chante l’assemblée en réponse au prêtre, la pratique léguée veut que, lors des dialogues en latin, les fidèles répondent au prêtre en reprenant exactement les mêmes formules mélodiques, à la note près.
Lors des dialogues en français, des mélodies sont proposées dans le Missel français du prêtre, et il est prudent que le prêtre les suive, au lieu d’inventer des tons périlleux, ou que peu de monde connaît ce qui nuit directement au dialogue. Par ailleurs il faut aussi éviter de basculer, dans le cours de la messe, d’un ton romain à un ton byzantin (lequel ne devrait pas trouver place dans la liturgie romaine).