01-04 Primauté du latin dans la liturgie

SC. 36. :

1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins.

Note du webmaster : l’Europe de l’ouest est de rite latin. Par ailleurs la Congrégation des Rites a pu préciser qu’il ne convient pas de parler de deux rites différents à propos de la forme de la messe actuelle (dite “de Paul VI”) et de celle de la messe d’avant la réforme liturgique (dite “de saint Pie X”) ; toutes deux appartiennent à un seul et unique rite latin.

2. Toutefois, soit dans la Messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple : on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.

3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire (…) de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est à dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.

Note du webmaster : “L’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire” désigne la Conférence des Evêques d’un pays.

4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l’autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci-dessus.
(…)

Conclusion de la session du Centre National de Pastorale Liturgique (31 août au 2 sept. 1965 à l’école Ste-Geneviève de Versailles), paragraphe 4, alinéa b : «L’ouverture de la liturgie à la langue française (…) ne doit pas amener la disparition de tout le latin».

RS. 112. La Messe est célébrée en latin ou dans une autre langue, à condition d’utiliser les textes liturgiques, qui ont été approuvés selon les normes du droit. À l’exception des Messes, qui doivent être célébrées dans la langue du peuple en se conformant aux horaires et aux temps fixés par l’autorité ecclésiastique, il est permis aux prêtres de célébrer la Messe en latin, en tout lieu et à tout moment. [200]

Note du webmaster : la formule “il est permis” ne doit pas tromper, il ne s’agit pas d’une permission. Le sens de la phrase est qu’il n’existe aucun argument permettant d’interdire l’usage du latin, pour la simple raison que c’est la base normative.