10-04 La prière eucharistique et la préface

RS. 51. On doit utiliser seulement les Prières eucharistiques contenues dans le Missel Romain ou légitimement approuvées par le Siège Apostolique, selon les modalités et dans les limites qu’il a fixées. «On ne peut tolérer que certains prêtres s’arrogent le droit de composer des Prières eucharistiques» ou qu’ils modifient le texte approuvé par l’Église, ou encore qu’ils adoptent d’autres Prières eucharistiques, dues à la composition privée.

CIC. 907. Dans la célébration eucharistique, il n’est permis ni aux diacres ni aux laïcs de réciter les prières, surtout la prière eucharistique, ou de remplir les actes propres au prêtre célébrant.

ID. 4. La proclamation de la prière eucharistique, qui de par sa nature est comme le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination. C’est donc un abus que de faire dire certaines parties de la prière eucharistique par le diacre, par un ministre inférieur ou par les fidèles. Ce n’est pas pour cela que l’assemblée reste passive et inerte ; en silence, elle s’unit au prêtre par la foi et elle exprime son adhésion par les diverses interventions prévues au cours du déroulement de la prière eucharistique : réponse au dialogue de la préface, sanctus, acclamation après la consécration et amen final, après le Per ipsum, qui lui aussi est réservé au prêtre. Cet amen final, en particulier, devrait-être mis en valeur par le chant, car il est le plus important de tous ceux de la messe.

Note du webmaster : la mise en valeur de l’Amen final est ici recommandée pour les messes chantées. Lors des messes lues, il est inutile de persister à chanter cet Amen ou encore l’Alleluia si un trop petit nombre de fidèles rend le résultat décevant là où il devrait signifier une forte affirmation de foi par .

RS. 52. La proclamation de la Prière eucharistique, qui, par nature, est le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination. Ainsi, c’est un abus de faire dire certaines parties de la Prière eucharistique par un diacre, par un ministre laïc, ou bien par un fidèle ou par tous les fidèles ensemble. C’est pourquoi la Prière eucharistique doit être dite entièrement par le prêtre, et par lui seul.

RS. 55. L’abus suivant se répand dans certains lieux : durant la célébration de la sainte Messe, le prêtre rompt l’hostie au moment de la consécration. Un tel abus est contraire à la tradition de l’Église. Il doit être expressément réprouvé et il est très urgent de le corriger.

RS. 56. Dans la Prière eucharistique, il ne faut pas omettre de mentionner les noms du Souverain Pontife et de l’Évêque diocésain, afin de respecter une tradition très ancienne et manifester la communion ecclésiale. En effet, «la communion ecclésiale de l’assemblée eucharistique est aussi communion avec son Évêque et avec le Pontife Romain».

CIC. 908. Il est interdit aux prêtres catholiques de concélebrer l’eucharistique avec des prêtres ou des ministres d’Eglises ou de communautés ecclésiales qui n’ont pas la plein communion avec l’Eglise Catholique.

ID. 5. On doit utiliser les prières eucharistiques contenues dans le missel romain ou légitimement admises par le Siège Apostolique, selon les modalités et dans les limites qu’il a fixées. Modifier les prières eucharistiques approuvée par l’Eglise ou en adopter d’autres dues à la composition privée est un abus très grave.

ID. 6. On se rappellera qu’on ne doit pas superposer d’autres prières ou de chants à la prière eucharistique. En proclamant la prière eucharistique, le prêtre doit prononcer le texte clairement, de manière à en faciliter la compréhension aux fidèles et à favoriser la formation d’une véritable assemblée, toute attentive à la célébration du mémorial du Seigneur.

Note du webmaster : une tradition, connue chez les organistes, et qui pourrait être apparue au début du XXe s. (car impossible sans sonorisation), consiste à improviser un fond musical discret tandis que le prêtre poursuit la prière eucharistique après la consécration. Rien n’est vraiment clair à ce sujet. ID 6 ne vise que le chant, mais pourrait bien aussi, par extension, s’appliquer à toute forme musicale. Il reste à déterminer si l’interdiction est stricte, ou simplement motivée par la nécessaire audibilité du prêtre. Toujours est-il qu’en raison de l’excellent effet que peut avoir cet usage sur la piété, il n’a jamais été empéché là où on en avait l’habitude depuis bien longtemps. Il faut cependant souligner que pour être réussie, cette intervention nécessite une formation à l’improvisation (ou un don particulier) et un véritable sens de la liturgie.

IGMR 218. Les parties prononcées par tous les concélébrants ensemble, et surtout les paroles de la consécration, que tous sont tenues d’exprimer, doivent être dites à mi-voix, si bien que l’on entende clairement la voix du célébrant principal. De cette manière, le texte est mieux compris par le peuple.