07-01 Immuabilité de la liturgie

SC. 22. :

1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise ; il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque.

Note du webmaster : “Siège Apostolique” : symbolise le siège de saint Pierre où se succèdent les papes.
L’expression “dans les règles du droit, à l’évêque” signifie que l’évêque dispose d’un certain pouvoir pour influer sur la liturgie, mais selon des marges restreintes et précises.

(…)

3. C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut de son propre chef, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.

Note du webmaster : par “enlever ou changer” SC ne vise pas seulement les parties de la Messe ou quelques éléments, mais aussi les détails. Par exemple : puisqu’il est prévu que l’autel soit paré de cierges, on ne doit pas dire la messe sans cierges sauf empêchement majeur. Autre exemple : même un prêtre n’a pas le droit de changer un mot des textes du Missel, qui ne sont pas des propositions mais bien des obligations. Ceci vaut aussi pour les fidèles.

RS. 27. Depuis 1970, le Siège Apostolique a fait savoir que toutes les expérimentations liturgiques relatives à la célébration de la sainte Messe, doivent cesser, et il a réitéré cette interdiction en 1988.[63] Par conséquent, chaque Évêque en particulier, de même que les Conférences des Évêques, n’ont en aucun cas la faculté de permettre des expérimentations concernant les textes liturgiques et les autres choses, qui sont prescrites dans les livres liturgiques. Pour pouvoir faire des expérimentations de ce genre à l’avenir, il sera nécessaire d’obtenir l’autorisation de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements; celle-ci l’accordera par écrit, à la demande des Conférences des Évêques. Une telle concession ne sera accordée que pour une cause grave. En ce qui concerne les projets d’inculturation dans le domaine de la liturgie, il faut observer strictement et intégralement les normes particulières établies à ce sujet.

RS. 28. Toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Évêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recognitio de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n’ont aucun caractère d’obligation.

DMS. 21. a) Il est rigoureusement interdit de changer en quelque façon que ce soit l’ordre des textes à chanter, d’en altérer ou omettre des paroles ou de les répéter d’une façon qui ne convient pas. (…).

Note du webmaster : de la même manière que le Notre Père, le Gloria et le Credo sont des prières qui sont avant toute chose des textes liturgiques, donc non modifiables. Or il est fréquent de trouver ces textes pourvus de refrains, inévitablement découpés en couplets, lorsqu’ils sont chantés. Agir ainsi revient à ignorer que ces textes ne peuvent pas être modifiés en quoi que ce soit, selon ce qu’affirme DMS 21. C’est oublier que, comme le Notre Père, ces prières sont immuables. En modifier l’ordonnancement au prétexte qu’on y ajoute de la musique, c’est alors donner la primauté à cette dernière. Or, la liturgie réside dans des signes et des textes. Jamais dans la musique. C’est donc à cette dernière d’habiller le texte, de s’y adapter comme un vêtement, et non l’inverse. Il revient aux compositeurs de ne pas inverser cette hiérarchie.