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10-09 La fraction de l’hostie et l’immixtion

Note du webmaster : par « immixtion » on désigne signifie l’union du Corps et du Sang du Christ dans le rite eucharistique.

IGMR 267. Puis, pendant qu’il dit l’Agnus Dei avec le ministre, le prêtre rompt l’hostie au-dessus de la patène. Une fois achevé l’Agnus Dei il fait l’immixtion en disant à voix basse : Que le Corps et le Sang.

RS. 73. Dans la célébration de la sainte Messe, la fraction du pain eucharistique commence après l’échange de la paix, pendant que l’on dit l’Agnus Dei; elle est accomplie seulement par le prêtre célébrant, et, si le cas se présente, avec l’aide d’un diacre ou d’un concélébrant, mais jamais d’un laïc. En effet, le geste de la fraction du pain «accompli par le Christ à la dernière Cène et qui, depuis l’âge apostolique, a donné son nom à toute l’action eucharistique, signifie que les multiples fidèles, dans la Communion à l’unique pain de vie, qui est le Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul corps (1 Co 10, 17)». C’est pourquoi il faut accomplir ce rite avec le plus grand respect. Cependant, sa durée doit être brève. Il est très urgent de corriger l’abus, qui se répand dans certains lieux, de prolonger ce rite sans nécessité, y compris avec l’aide de laïcs, contrairement aux normes, et de lui attribuer une importance exagérée.

10-08 La transmission de la paix du Christ

IGMR 82. Vient ensuite le rite de la paix : l’Eglise implore la paix et l’unité pour elle-même et toute la famille des hommes et les fidèles expriment leur communion dans l’Eglise ainsi que leur amour mutuel avant de communier au sacrement.
En ce qui concerne le signe de la paix à transmettre, son mode sera décidé par les Conférences des évêques, selon la mentalité, les us et coutumes des différents peuples. Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et seulement à ceux qui l’entourent.

IGMR. 154. (…) Le prêtre peut donner la paix aux ministres, en restant cependant dans le sanctuaire, pour ne pas troubler la célébration. Il fera de même s’il veut, pour une juste cause, donner la paix à quelques fidèles. Tous se manifestent la paix, la communion et la charité mutuelle selon la manière établie par la Conférence des évêques. En donnant la paix, on peut dire : Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous, à quoi on répond : Amen.

Note du webmaster : il n’existe aucun texte prévoyant un chant accompagnant l’échange de la paix. Là où on a pris cette habitude, on ne fait que prolonger inutilement un geste qui devrait s’accomplir brièvement, et cela établit une sérieuse confusion avec l’Agnus Dei au motif que celui-ci demande « la paix ». Nombre de fidèles, occupés à échanger la paix, ignorent alors la fraction de l’hostie, et sont parfois en train de circuler (voir ci-dessous à ce sujet) alors que l’Agnus Dei est commencé. On oublie que la paix demandée au Seigneur est d’une autre portée qu’une simple empathie mutuelle. L’a transmission de la paix ne doit donc en aucun cas paraître plus développée que l’Agnus Dei, et ne doit pas empiéter dessus.

IGMR. 181. Après que le prêtre a dit l’oraison pour la paix et : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous », et que le peuple a répondu : « Et avec votre esprit », c’est le diacre qui, si cela convient, invite à la paix en disant, les mains jointes et tourné vers le peuple : « Frères, donnez-vous la paix ». Lui-même reçoit du prêtre la paix, et il peut la présenter aux ministres les plus proches de lui.

IGMR. 239. Après la monition du diacre ou, en son absence, d’un concélébrant : « Frères, donnez-vous la paix du Christ », tous se donnent la paix mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal reçoivent de lui la paix avant le diacre.

Note du webmaster : contrairement à ce qui se dit souvent, le signe de la paix n’est pas le symbole d’une paix souhaitée dans la société courante et dans le monde. Il s’agit d’une réalité instantanée et beaucoup plus intimiste, selon l’invitation faite par l’apôtre : avant de t’approcher de la table du Seigneur, réconcilie-toi avec ton frère.

10-06 La doxologie finale

IGMR 236. La doxologie finale de la prière eucharistique est prononcée par le prêtre célébrant principal habituellement avec tous les concélébrants mais non par les fidèles.

Note du webmaster : là où l’assemblée a pris l’habitude de réciter « Par Lui, avec Lui et en Lui… », il faut donc expliquer la caractéristique sacerdotale de cette prière.

10-05 La consécration

ID. 14. (…) On veillera à ne consacrer que la quantité de vin nécessaire à la communion.

IGMR. 150. Un peu avant la consécration, le ministre, selon l’opportunité, avertit les fidèles avec la clochette. Il sonne également à chaque élévation, conformément aux usages de chaque endroit.
Si l’on emploie l’encens, quand le prêtre montre l’hostie et le calice au peuple après la consécration, un ministre les encense.

IGMR. 43. (…)
Ils [les fidèles] s’agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l’exiguïté des lieux ou le grand nombre des assistants ou d’autres juste raisons ne s’y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclinaison profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.

IGMR. 275. (…) Le prêtre s’incline un peu lorsqu’il dit les paroles du Seigneur.

Note du webmaster : il est très clairement illicite de mélanger les différentes parties des Prières eucharistiques. Il est donc illicite d’introduire dans le rituel de la consécration les acclamations « Corps du Christ livré pour vous / Sang du Christ versé pour vous » lors des messes courantes, en semaine et le dimanche. Ces acclamation ne sont prévues que par la prière eucharistique pour les assemblées d’enfants n° 2, et ne peuvent être utilisées que si cette prière est utilisée entièrement.

IGMR. 276. On peut, à son gré, employer l’encens (…) à l’élévation du l’hostie et du calice.

10-04 La prière eucharistique et la préface

RS. 51. On doit utiliser seulement les Prières eucharistiques contenues dans le Missel Romain ou légitimement approuvées par le Siège Apostolique, selon les modalités et dans les limites qu’il a fixées. «On ne peut tolérer que certains prêtres s’arrogent le droit de composer des Prières eucharistiques» ou qu’ils modifient le texte approuvé par l’Église, ou encore qu’ils adoptent d’autres Prières eucharistiques, dues à la composition privée.

CIC. 907. Dans la célébration eucharistique, il n’est permis ni aux diacres ni aux laïcs de réciter les prières, surtout la prière eucharistique, ou de remplir les actes propres au prêtre célébrant.

ID. 4. La proclamation de la prière eucharistique, qui de par sa nature est comme le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination. C’est donc un abus que de faire dire certaines parties de la prière eucharistique par le diacre, par un ministre inférieur ou par les fidèles. Ce n’est pas pour cela que l’assemblée reste passive et inerte ; en silence, elle s’unit au prêtre par la foi et elle exprime son adhésion par les diverses interventions prévues au cours du déroulement de la prière eucharistique : réponse au dialogue de la préface, sanctus, acclamation après la consécration et amen final, après le Per ipsum, qui lui aussi est réservé au prêtre. Cet amen final, en particulier, devrait-être mis en valeur par le chant, car il est le plus important de tous ceux de la messe.

Note du webmaster : la mise en valeur de l’Amen final est ici recommandée pour les messes chantées. Lors des messes lues, il est inutile de persister à chanter cet Amen ou encore l’Alleluia si un trop petit nombre de fidèles rend le résultat décevant là où il devrait signifier une forte affirmation de foi par .

RS. 52. La proclamation de la Prière eucharistique, qui, par nature, est le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination. Ainsi, c’est un abus de faire dire certaines parties de la Prière eucharistique par un diacre, par un ministre laïc, ou bien par un fidèle ou par tous les fidèles ensemble. C’est pourquoi la Prière eucharistique doit être dite entièrement par le prêtre, et par lui seul.

RS. 55. L’abus suivant se répand dans certains lieux : durant la célébration de la sainte Messe, le prêtre rompt l’hostie au moment de la consécration. Un tel abus est contraire à la tradition de l’Église. Il doit être expressément réprouvé et il est très urgent de le corriger.

RS. 56. Dans la Prière eucharistique, il ne faut pas omettre de mentionner les noms du Souverain Pontife et de l’Évêque diocésain, afin de respecter une tradition très ancienne et manifester la communion ecclésiale. En effet, «la communion ecclésiale de l’assemblée eucharistique est aussi communion avec son Évêque et avec le Pontife Romain».

CIC. 908. Il est interdit aux prêtres catholiques de concélebrer l’eucharistique avec des prêtres ou des ministres d’Eglises ou de communautés ecclésiales qui n’ont pas la plein communion avec l’Eglise Catholique.

ID. 5. On doit utiliser les prières eucharistiques contenues dans le missel romain ou légitimement admises par le Siège Apostolique, selon les modalités et dans les limites qu’il a fixées. Modifier les prières eucharistiques approuvée par l’Eglise ou en adopter d’autres dues à la composition privée est un abus très grave.

ID. 6. On se rappellera qu’on ne doit pas superposer d’autres prières ou de chants à la prière eucharistique. En proclamant la prière eucharistique, le prêtre doit prononcer le texte clairement, de manière à en faciliter la compréhension aux fidèles et à favoriser la formation d’une véritable assemblée, toute attentive à la célébration du mémorial du Seigneur.

Note du webmaster : une tradition, connue chez les organistes, et qui pourrait être apparue au début du XXe s. (car impossible sans sonorisation), consiste à improviser un fond musical discret tandis que le prêtre poursuit la prière eucharistique après la consécration. Rien n’est vraiment clair à ce sujet. ID 6 ne vise que le chant, mais pourrait bien aussi, par extension, s’appliquer à toute forme musicale. Il reste à déterminer si l’interdiction est stricte, ou simplement motivée par la nécessaire audibilité du prêtre. Toujours est-il qu’en raison de l’excellent effet que peut avoir cet usage sur la piété, il n’a jamais été empéché là où on en avait l’habitude depuis bien longtemps. Il faut cependant souligner que pour être réussie, cette intervention nécessite une formation à l’improvisation (ou un don particulier) et un véritable sens de la liturgie.

IGMR 218. Les parties prononcées par tous les concélébrants ensemble, et surtout les paroles de la consécration, que tous sont tenues d’exprimer, doivent être dites à mi-voix, si bien que l’on entende clairement la voix du célébrant principal. De cette manière, le texte est mieux compris par le peuple.

10-03 La quête

IGMR 105. [on compte parmi ceux qui exercent une fonction liturgique :]
c) Ceux qui font les collectes dans l’église.

Note du webmaster : il reste cependant que dans l’esprit des textes une distinction est toujours faite entre les ministères effectués hors du choeur et ceux qui sont effectués dans le choeur par des ministres en habit de choeur. En effet, les premiers sont des « ministres » tandis que les seconds, bien qu’effectuant un « ministère », ne le sont pas. Ce qui peut être perçu comme une contradiction, et qui peut aussi être une formule visant à satisfaire les laïcs impliqués.

IGMR. 73. (…) On peut aussi recevoir de l’argent, ou d’autres dons au profit des pauvres ou de l’Église, apportés par les fidèles ou recueillis dans l’église ; on les dépose donc à un endroit approprié, hors de la table eucharistique.

Note du webmaster : ce qui revient à la prescription de IGMR 140 : les oblations sont reçues avec l’aide des ministres. Les uages, apparus ça et là, consistant à placer les corbeilles de quête sur les marches du choeur ou bien au pied de l’autel ne semblent pas poser de problème liturgique. Mais si elles sont placées au pied de l’autel, il est plus approprié que ce soit les servants d’autel qui les y placent après les avoir reçues aux marches du choeur.

10-02 La procession des offrandes

IGMR 139. Lorsque la prière universelle est achevée, tous s’assoient et on commence le chant d’offertoire (cf. n. 74) s’il y a une procession des dons. (…)

IGMR 73. Au commencement de la liturgie eucharistique, on apporte à l’autel les dons qui deviendront le Corps et le Sang du Christ. (…) Puis on apporte les offrandes : faire présenter le pain et le vin par les fidèles est un usage à recommander ; le prêtre ou le diacre reçoit ces offrandes à l’endroit le plus favorable, pour être déposées sur l’autel. Même si les fidèles n’apportent plus, comme autrefois, du pain et du vin de chez eux, ce rite de l’apport des dons garde sa valeur et sa signification spirituelle.

Note du webmaster : il est bienvenu que le chant de l’offertoire, ou bien le morceau qui le remplace, dure jusqu’à ce que le prêtre s’essuie les mains après le « lavabo ». Malheureusement, beaucoup de prêtres ont pris l’habitude de dire la prière de préparation des offrandes à voix haute (ce qui n’est pas demandé) et ensuite de ne pas encenser. Dès lors aucun chant ni morceau ne peut trouver ici de place. Cela devient possible, mais encore assez acrobatique, si le prêtre récite la prière à voix basse. Le mieux est évidemment qu’il y ait aussi un encensement, comme l’Eglise le suggère pour les dimanches, fêtes et solennités. Une pièce convenant à l’offertoire peut alors trouver sa place.
Cependant, elle devra prendre fin en s’adaptant impérativement au rythme du célébrant. Même si l’habitude permet de supposer une durée habituelle, les chanteurs devront exécuter un chant qui puisse s’arrêter assez facilement, par le biais d’une structure en couplets/refrain ; l’organiste, s’il joue en solo, doit être capable d’improviser une conclusion avant la fin normale du morceau. Tout ceci afin que jamais les musiciens ne fassent attendre le prêtre, car dans ce cas cela reviendrait à soumettre la célébration à la musique, ce qui est liturgiquement absurde.

IGMR 74. La procession qui apporte les dons est accompagnée par le chant d’offertoire (Cf. n. 37b), qui se prolonge au moins jusqu’à ce que les dons aient été déposés sur l’autel. Les normes qui concernent la manière d’exécuter ce chant sont les mêmes que pour le chant d’entrée (n. 48). Le chant peut toujours accompagner les rites d’offertoire.

Note du webmaster : IGMR 74 et 139 semblent se contredire, disant tour-à-tour que l’on chante s’il y a une procession des offrande, et que le chant peut toujours accompagner les rites d’offertoire (donc même s’il n’y pas de procession). De plus IGMR 74 ne dit pas si l’omission concerne l’antienne chantée, ou si elle est totalement omise même par le prêtre à l’autel.  L’édition du Missel 2002 montre, quant à lui, la totale disparition de l’antienne d’offertoire, alors qu’elle existe – évidemment ! – dans les livres de chant grégorien. Or suivant la tradition, l’antienne, lorsqu’elle est chantée, passe en priorité devant tout autre chant librement ajouté, et en pareil cas on se demande comment le prêtre pourrait l’omettre.

IGMR 140. Il est bien que la participation des fidèles se manifeste par l’ offrande du pain et du vin pour la célébration de l’Eucharistie, comme par d’autres dons destinés à subvenir aux besoins de l’Église et des pauvres.
Les oblats des fidèles sont reçues par le prêtre, avec l’aide de l’acolyte ou d’un autre ministre. Le pain et le vin sont présentés au célébrant qui les dispose sur l’autel ; les autres dons sont déposées à un autre endroit approprié (cf. n. 73).

Notes du webmaster :

  • 
la procession des dons permet d’apporter ce qui est offert par le travail des hommes en tant que fruits de la nature, dons de Dieu qui Lui sont retournés (ne pas confondre les offrandes à consacrer, et les offrandes pour la subsistance matérielle de l’Eglise : la première catégorie exige le respect, pas la seconde). En aucun cas la procession des offrandes ne concerne les vases sacrés, qu’ils soient vides ou pleins. Il faut donc prévoir un récipient spécifique pour porter les hosties durant la procession. Le ciboire ne convient pas, il est prévu pour la conservation au tabernacle. Le vin doit être porté dans une burette, afin que le diacre ou le prêtre la verse lui-même dans le calice apporté depuis la crédence. L’eau ne se porte pas en procession des offrandes, car n’étant ni le « fruit du travail des hommes » ni une espèce à consacrer, elle n’est pas une offrande (la tradition juive en atteste). Elle n’est qu’associée à l’offrande par le rituel.
  • 
de même, faire porter le calice vide est un non sens. Un vase sacré n’est pas une offrande, et il est très dépréciatif pour ce vase emblématique de la Céne du Seigneur qu’il passe entre toutes les mains.

  • les dons sont reçus par le prêtre « avec la participation des ministres », ce qui veut dire que les personnes apportant les offrandes ne viennent pas elles-mêmes jusqu’à l’autel. Elles les confient à des servants d’autel à l’entrée du choeur.

  • en certains lieux on a pris l’habitude de faire déposer des custodes (pour porter la communion aux malades) sur l’autel aux côtés des vases sacrés prévus par le rituel. Le calice, la patène et les ciboires contiennent les espèce que le prêtre consacre, et qui seront distribuées ensuite. Les custodes ne sont pas des vases sacrés liturgiques et n’ont pas leur place sur l’autel à ce moment. Il est bien plus indiqué de disposer le Corps du Christ dans les custodes à l’issue de la messe. De toute façon le curé de la paroisse, ou d’autres prêtres, devraient tout faire pour porter eux-même la communion aux malades (au lieu de déléguer massivement cette tâche).

10-01 La préparation de l’offertoire

IGMR 139. Lorsque la prière universelle est achevée (…) l’acolyte ou un autre ministre laïc met sur l’autel le corporal, le purificatoire, le calice, la pâle et le missel.

IGMR 73. (…) D’abord on prépare l’autel, ou table du Seigneur, qui est le centre de toute la liturgie eucharistique, en y plaçant le corporal, le purificatoire, le missel et le calice, à moins que celui-ci ne soit préparé à la crédence.

CE. 146. L’évêque monte à l’autel, dépose la mitre, prend la patène des mains du diacre, et la tient des deux mains en même temps, quelque peu élevée au-dessus de l’autel, disant secrètement la formule présentée. (…)

Note du webmaster : si CE 146 nous intéresse ici, c’est parce que cet article précise en effet, de manière irréfutable, que la formule ne se prononce pas à voix haute, mais à voix basse.